montre suisse en fromage
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La montre en fromage va t’elle créer un tourbillon positif ?

Moser&Cie est une entreprise suisse, qui fabrique des montres d’exception, dotées notamment du précieux mouvement nommé tourbillon. Située près de Schaffouse, au nord de Bâle et de Zurich cette authentique manufacture suisse a proposé à l’occasion du Salon de la Haute Horlogerie (SIHH), du 16 au 20 janvier 2017 un modèle unique appelé La Swiss Mad Watch.  Qu’a t’elle de particulier cette montre de luxe, en dehors d’être un modèle unique et de valoir 1’081’291 francs suisses ? Ce montant bien particulier va réjouir les amateurs d’histoire car il fait référence à la création de la Suisse (1er Aout 1291) lors de la réunion des premier cantons suisses.

Une montre gag pour un manifeste sérieux

Oui, mais il y a pas qu’un prix à la composition étonnante, il y a également un matériau assez rare dans l’horlogerie suisse ! Cette montre a en effet été conçue avec … du fromage. Produit Suisse par excellence, la sérieuse maison Moser&cie a choisi la dérision pour exprimer un problème sérieux. Que veut dire « Swiss Made » de nos jours. Aujourd’hui pour apposer ce label, il faut que 60% des composants soient d’origine Suisse. Cela vient même d’augmenter de 10% car en 2016, 50% suffisait. La tendance semble donc plutôt bonne. Oui, mais voila, de nombreux horlogers Suisses font fabriquer quasi exclusivement leurs productions sur le territoire confédéral et se retrouvent en confrontation directe avec des marques qui se contentent des 60 % autorisés. Pour la manufacture de Schaffhouse, dont les créations sont suisses à plus de 95%, ce label laxiste n’est plus garant de rien, porte à confusion et engendre des dérives. Alors l’humour, la révolte et la dérision ont poussé cet horloger à associer du Vacherin Mont d’Or avec un matériau composite, de l’acier et un peu de peau de vache (pour le bracelet). L’entreprise a été plus loin. Elle a également pris la décision de ne plus apposer la mention « Swiss Made » sur le cadran de ses nouvelles créations de garde-temps dès 2017.

Cette approche satirique veut se faire l’écho de l’absurdité du Swiss Made et du changement risible apporté à la législation. La maison H. Moser & Cie met à l’honneur une ressource naturelle 100% suisse, la plus précieuse qui soit : les vaches. Ainsi, le boîtier de la Swiss Mad Watch est fabriqué à base d’authentique fromage, un Vacherin Mont d’Or médaille d’or. Rassurez vous, il ne va pas fondre aux premières chaleurs et couler sur votre poignet de votre chemise sur mesure en libérant une douce odeur d’étable jurassienne. Il a été intégré à un matériau composite innovant, l’itr2©, puis usiné et poli avec les finitions propres à H. Moser. Pour le bracelet, H. Moser & Cie a opté pour de la peau de vache Suisse. Le tout est complété par un cadran rouge fumé et des index doubles à 12, 3, 6 et 9 heures, évoquant l’étendard helvétique. Le résultat est franchement décalé. Le prix lui aussi un peu décalé des standards, servira en cas de vente à abonder un fond d’aide aux fournisseurs horlogers suisses indépendants.

La réponse est elle dérangeante ?  « Assurément », assume Edouard Meylan, CEO de H. Moser & Cie « Avec la Swiss Mad Watch, c’est un message que nous adressons à l’industrie horlogère suisse, aux autorités et à tous les amateurs de montres : le label Swiss Made ne signifie plus rien. Pire, il permet de justifier toutes les dérives de notre industrie. A ce label laxiste et insuffisant, nous répondons par la dérision. Chez H. Moser & Cie., nous produisons des montres réellement suisses, riches d’une tradition horlogère et d’un savoir-faire centenaire, dont la qualité parle d’elle-même, et qui peuvent très bien se passer de tout label. Nous ne faisons pas du Swiss Made : nous sommes suisses. A 100% avec la Swiss Mad Watch, à plus de 95% avec tous nos autres modèles », conclut Edouard Meylan dans un communiqué.

Le monde horloger suisse fait face à différentes menaces

Les groupes de luxe ont trouvé en Asie des ressources de production qui leur permettent de proposer des produits à marge élevée, sans forcément que le consommateur, confiant dans la dialectique du label, se doute de quelque chose. On voit apparaître des francs tireurs qui jouent la carte de la transparence sur le sourcing comme sur la distribution. Le résultat donne des marques dont la positionnement prix est très étudié, une qualité identique (les sources de production peuvent être communes) et un design…encore « Swiss Made ». Cette démarche donne un produit comme la montre Code 41 (qui n’est pas un nom de code) de Goldgena. Ce projet a soulevé suffisamment d’enthousiasme pour récolter plus de 500 000 francs Suisse sur kickstarter (Le Temps a parfaitement décrit le projet). Mais le marché s’ouvre encore plus quand de jeunes salariés après avoir oeuvré au sein des groupes horlogers Suisse, on compris les P&L de ces process de production et ont décidé de s’appuyer directement sur une production asiatique, pour proposer une offre à prix ajusté et une démarche de transparence sur l’origine. L’article de BFM Business explique clairement le mécanisme. Certains résultats du troisième trimestre 2016 affichés par de grand groupe comme Richemont montre que si les ventes de la division joaillerie ont rapporté 1,75 mrd EUR, soit un gain de 9% (8% tcc), l’horlogerie a enregistré durant cette période un recul de 2% (-2% tcc).

Cette réaction forte d’un des acteurs de l’horlogerie Suisse, montre la prise en compte par certains de la sensibilité naissante des populations européennes à un discours de vérité sur les démarches marketing des entreprises. De l’autre coté du lac, le Made in France, fait aussi sont chemin, c’est un des principaux letmotiv d’un des potentiels candidats à l’élection de mai 2017 au poste de Président de la république. D’autre ont décidé d’obliger les entreprises à fabriquer localement en twittant frénétiquement.

On remerciera Moser&Cie de vouloir mettre les pendules à l’heure au sujet du « Swiss Made » et de nous donner l’occasion de découvrir une montre aussi étonnante. Vous pouvez rejoindre le mouvement de défense de la qualité Suisse en utilisant sur vos comptes twitter le #MakeSwissMadeGreatAgain. « Rendons sa valeur au Swiss Made ».

montre suisse en fromage

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Et si des startups suisses devenaient championnes de France ?

Cela semble possible, car le Servette Rugby Club de Genève par exemple est devenu champion de France en Rugby en 2015. Bon il s’agissait de la troisième série (équivalent d’une Fédérale 5), mais il y a bien un bouclier de Brennus qui trône de l’autre coté de la frontière. L’équipe continue sa belle progression puisqu’en ce 23 avril, ils disputent une finale pour disputer le  titre de champion de France du lyonnais de 2ème série cette fois. Une victoire éventuelle (et leur victoire est probable car ils mènent 48 à 3 à 5 minutes de la fin 😉 leur permettra d’être à nouveau champion de France du lyonnais, puis de défendre leur titre un niveau national.

Les startups suisses viennent également en France pour gagner des titres, et des contrats

C’est sur le terrain plus feutré de l’Ambassade de Suisse et dans l’optique de promouvoir les innovations suisses dans le monde des TIC, que quatre entreprises affiliées au cluster Alp ICT étaient présentes à Paris, en avril 2016.

ambassade de suisse

Devant un parterre d’industriels français actifs dans le secteur des TIC, Stemys, Orbiwise, OneVisage et DroneApps ont présenté la Suisse sous ses plus beaux atours, suscitant l’intérêt des sociétés ayant fait le déplacement. L’accent a été mis tout particulièrement sur les dernières nouveautés en matière de wearables.
Le détail de cette rencontre est à découvrir sur le blog de AlpICT. ( Vous remarquerez  que loin de l’ambiance co-working, fab lab et startup, les intervenants présents sur la photo du blog affichent un style costume sombre et cravate très … ambassade 😉
Si malheureusement aucune information n’était présente sur le site de l’Ambassade (dont le dernier événement présenté date de juillet 2015  ?) , il reste à nos innovantes startups la possibilité de gagner des titres, tant lors de l’ID16, date limite d’inscription : 29 avril 2016, que lors de Viva Technology, et de faire comme le Servette Rugby Club de Genève gagner un titre de champion en France 😉

 

Attention une pointe d'humour parodique
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Startup : voici une nouvelle levée de fonds d'humour !

Une vidéo hilarante, qui évoque évidemment bien des similitudes avec des situations que certains ont sans doute connus. Cela décomplexe et désacralise un peu ce monde de l’entrepreneuriat dont les valeurs sont montées en épingle. Une vue décalée qui fait du bien, même si les références évoqués dans cette parodie sont françaises, vous aurez en Suisse matière à sourire également. Allez on se voit au prochain salon 😉

Programme accelarator Startup Atelier BNP Paribas
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Fintech, c'est le moment d'appuyer sur le bouton Boost !

La Suisse est bien placée pour apporter des solutions avancées dans un des domaines qui fait fantasmer la planète new tech : les fintech . AlpIct  a fait récemment un bon digest de cette situation, Startupticker a présenté une étude mondiale, et un premier Fintech Day a eu lieu à Genève fin novembre.

Ce secteur n’est pas le seul à faire écarquiller les yeux à ceux qui face aux perspectives se sentent comme un gamin découvrant ses cadeaux au pied du sapin. Un cadeau qui peut avoir une signification étrange, une fois déchiré l’emballage doré, car certains le voie évoluer vers la disparition d’ 1 job sur 2 dans les banques.
En attendant pour ne pas perdre ces positives vibrations actuelles, les startups suisses peuvent regarder du coté de la France ( si, si, de temps en temps même si ce n’est pas une attitude naturelle, cela peut se faire, mais attendez les résultats des élections régionales quand même 😉 et candidatez au programme de l’Atelier.

l’Atelier un programme d’accélérateur pour les startups dans le domaine du Fintech

L’Atelier c’est, il ne faut pas l’oublier,  la cellule innovation du groupe BNP Paribas (présent à Read More

swiss startups in London
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Don't Swiss me Bro, ou comment les startups suisses investissent Londres !

Dans un quartier de Londres, dont la rue principale porte de nom d’Old Street, on a pu découvrir début septembre 2015, quelques jeunes startups suisses venues à l’initiative de l’Ambassade de leur pays découvrir un monde londonien d’opportunités.

Cet événement était co-organisé par l’Ambassade de Suisse en partenariat avec  3Beards, jeune structure qui favorise les interactions et le networking entre les startups et leurs communautés d’intérêts. Il existe un certain nombre de structures comme 3Beards dans l’écosystème de la création d’entreprise et celle-ci ne déroge pas à la règle. Quelques outils de communication, des t-shirts à l’effigie de leur marque et beaucoup de débrouillardise.  Cela venait soutenir la grosse énergie et la bonne humeur déployée par la jeune équipe en charge de Read More

crowdfunding à Morges
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Tout savoir sur le Crowdfunding, le 5 juin à Morges (Suisse)

Le crowdfunding est une façon de lever de l’argent auprès d’une communauté pour faire aboutir son projet, encore assez récente. Elle a vu s’installer de nombreux opérateurs sur le marché, en France  (Kiss Kiss Bank Bank, Ullule, My Major Compagny…) et en Suisse  (We make it…). De plus, le géant américain Kickstarter débarque à Paris ce mois ci, histoire de montrer que cette solution appartient à un marché d’avenir et que le continent européen n’est pas encore saturé.

CVCI et Innovaud organisent une matinée pour tout savoir sur le crowdfunding.

cvciC’est le vendredi 5 juin 2015, de 08:00 – 13:00 (lunch inclus) au Casino de Morges que vous pourrez découvrir cet événement consacré au crowdfunding (inscription ici) et à ses déclinaisons. Destinées aux entreprises/startups suisses, ces sessions très pragmatiques, seront fournies avec beaucoup de témoignages suisses, je précise.

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En avril, de ton investissement ne perd pas le fil !

Avril est le mois au cours duquel sortent les jonquilles et les startups à la recherche de financement. Le Brain Forum qui s’est placé avec beaucoup de sérieux un 1er avril, a démarré la séance avec un programme haut de gamme. L’événement mettait en avant de nombreuses startups opérant dans le domaine de la santé :

  • GTherapeutics : rehabilitation implantants after spinal cord injury,
  • GaitUp : gait analysis for neurologic disorders or sport,
  • Insightness : bio-inspired camera,
  • Intento : neuroprostheses for paralyzed stroke patients,
  • Neurix : in vitro neural tissue engineering,
  • Qwane Biosciences : in vitro models of the central nervous system,
  • Rehaptix : personalised tests for neuro-rehabilitation ,
  • SmartCardia : hand‐held emotion sensor ,
  • Timepath : augmented reality for rehabilitation,
  • Xsensio : wearable  sensing systems,
  • XtremeVRI: AR diagnostic for Alzheimer’s disease.

La Seed Night reviens en cette année 2015 le 22 avril à l’EPFL.

la seed night a lieu le 22 avril

L’autre événement de ce mois d’avril rassemble les startups les plus prometteuses issues Read More

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Venture Leaders le programme qui fait grandir les startups suisses

Proposez votre citation !Le programme des Venture Leaders est destiné à aider les startups à grandir et à conquérir le monde, notamment celui qui se situe entre Boston/New York et San Francisco, ou encore entre Seattle et Miami. Institué depuis plusieurs années il propose de manière annuelle un voyage de 10 jours à Boston au printemps. Le prochain est prévu en juin 2015. Comme ce programme s’adapte à la réalité et à l’évolution du marché, New York et sa Sillicon Alley font partie dorénavant du package depuis 2014, afin que les 10 startups qui gagneront leurs billets pour ce voyage initiatique rencontrent les figures de la HighTech de la cote Est. Inscrivez vous avant le 1 mars 2015 ! 

Un programme complet qui mixe apprentissage et expérimentation

Au pays du Burger, la startup suisse est un peu comme la petite tranche de cornichon qui doit trouver sa place entre sauce épicée, tranche de fromage et buns imposants. Alors pour grandir et trouver leurs voies, les Venture Leaders font des rencontres avec des acteurs du monde de l’économie High Tech américaine, avec d’un coté les cours du Babson College et d’un autre le show des pitchs pour discuter avec VC, partenaires ou investisseurs potentiels. Economiquement parlant les USA sont un pays leader, mais au delà des chiffres, l’esprit US est une réalité qu’il faut comprendre. Plus direct, très axés sur le marché, très curieux même si cela peut rester superficiel, cette compréhension estRead More

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Les startups de l'EPFL séduisent les capitaux privés

« Les start-up de l’EPFL ont levé plus de 220 millions de francs de capitaux privés en 2014, soit deux fois plus que l’année précédente. Depuis 2010, des privés ont ainsi investi environ un demi-milliard de francs, pariant sur le potentiel de ces jeunes entreprises. » Lire la suite sur  La Tribune de Genève.

Il est difficile de mettre en rapport ces chiffres avec des statistiques nationales françaises qui à priori n’existent pas, et pour lesquelles ceux qui se lancent dans cet exercice de compilation n’ont pas forcément la même définition. La société frenchfunding annonce en fonction de son propre barème, 140 millions d’euros pour les mois de septembre, octobre et novembre. Il ne faut pas extrapoler ce chiffre sur les 12 mois de l’année, car il y a de fortes variations d’un mois sur l’autre.

Par ailleurs un autre site MyFrenchStartup donne une vision plus globale de levée de fonds expliquée par le schéma suivant:

Levée de fonds startup France

Mais tout ceci laisse à penser que les montants deviennent significatifs pour l’EPFL, et que de tels montants à l’échelle de l’Europe sont une belle performance. Ils confortent cette notion de geyser d’innovations technologiques dont peut se parer à juste titre l’école. Un des risques futurs sera peut être que si la croissance du montant est importante, il faudra veiller à ce qu’il ne soit pas réparti, étalé, sur un trop grand nombre de deals. La taille du projet compte aussi.

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Un Startup Week-end genevois plein de vitamines

C’est dans un ancien bâtiment réhabilité, proche de la gare, que le dernier Startup Week-End Genève a eu lieu au début décembre 2014. Quand en 2010 Alexis Moeckli et Cyril Dorsaz sont venus à Paris pour découvrir l’organisation d’un tel événement, ils n’imaginaient pas que cela allait devenir une aventure qui démarrerait pour plusieurs années. Ce format n’existait pas en Suisse Romande (il y a autre une équipe qui gère le Startup Weekend en Suisse Allemande). Comme au Poker, il fallait miser pour voir, ce qui fut fait en 2010. Pris par l’enjeu et l’utilité de cette démarche, le tandem en est à sa 4 ème année, et organise ces événements à Genève, Lausanne, Neuchatel, Fribourg, et Sierre. Bienne vient se rajouter à la liste en 2015.

startup week end Genève

Le startup Weekend s’adapte à chaque région

Vous connaissez le principe de ces 54 heures pour imaginer une idée, constituer une équipe et présenter un projet après 2.5 jours de travail acharné.
Mais le travail est aussi du coté de l’organisateur qui doit au travers de l’association qui organise ces événements, trouver des locaux, rassembler des coachs et des membres du jury, lancer le processus de recrutement des équipes, organiser toute la logistique pendant le week end, notamment la partie restauration. Alexis Moeckli en est devenu la véritable cheville ouvrière, appelée aussi « facilitateur », depuis que Cyril Dorsaz à rejoint le Swissnex de San Francisco comme Head of Startup + Innovation Services . Ce travail inclut aussi les déplacements de ces « facilitateurs » qui se rencontrent dans le cadre de séminaires internationaux annuels, organisés par la fondation Kaufmann fondatrice de la franchise StartupWeekend, pour échanger conseils, expériences et  Best Practices.

Les formats s’adaptent aux potentiels des villes. L’équipe suisse organise des sessions d’environ 100 personnes à Lausanne et Genève et autour de 50 personnes dans les autres villes. Aujourd’hui c’est 5 startup Week-end par an qui sont organisés et la barre des 20 événements organisés sur tout le territoire de la Suisse Romande est en passe d’être franchie.

Le Startup Weekend est le premier pas pour lancer son entreprise

Cette expérience permet à Alexis Moeckli d’avoir un réseau important et de pouvoir mettre le pied à l’étrier à de nombreux jeunes créateurs d’entreprises. Le constat montre qu’aujourd’hui environ 10% des chrysalides deviennent papillons, soit 10% des projets
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Paris attend 30% de startups étrangères

Courant décembre en parallèle à Le Web, se tenait à Paris sous l’égide du NUMA, l’ EUROPEAN ACCELERATOR SUMMIT premier événement entièrement dédié aux managers de programmes d’accélération. Cette réunion de sociétés et partenaires du monde des startups, dont le but est de leur apporter services et conseils afin de les faire progresser devrait donner lieu à l’édition d’un livre blanc. Plus de 70 managers d’accélérateurs, tous pionniers dans leur domaine, venus des quatres coins du globe étaient attendus.

Cet événement faisait donc un petit tour d’Europe, sans passer par la Suisse. Etant en partie financé par la CEE, une des personnes de la communauté européenne m’a expliqué lors de la soirée que suite à la votation des suisses en février, la CEE ne pouvait plus prendre en charge ce type d’opération pour la Confédération Helvétique.

Mais ce qu’il faut retenir, ce ne sont pas les somptueux lustres de la salle Bertrand, même s’ils éclairaient cette très belle salle de réception et nos esprits associés aux propos de Jean Louis Missika (membre du Conseil de Paris et adjoint au maire de Paris, chargé de l’urbanisme, de l’architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l’attractivité). Ce dernier  a déclaré dans son discours d’accueil, la volonté de la capitale d’accueillir 30% de startups étrangères. De nombreuses structures ont été créée pour cela, les accélérateurs privés, Paris Boucicaut (ouvert en 2014), un incubateur situé dans un quartier reconfiguré, Boulevard MacDonald à Paris 19 ème qui doit être lancé fin 2015, et le projet de la future Halle Freyssinet (2017).

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Jean Louis Missika , va s’exprimer après le discours de Marie Vorgan Le Bazic du NUMA

Vous pouvez trouver les différents sites proposés par la ville de Paris, ou la CCI Paris-Ile de France, qui peuvent correspondre à vos besoins et à votre spécialité.

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Alors un petit voyage de la Suisse vers la France ? Une implantation à prévoir ? Allez, vous ne croiserez plus de ministre français qui font le voyage dans l’autre sens (je sais, c’était le flux le plus important, mais cela c’étais avant ;).

Une discussion avec les gens de l‘Atelier m’ont appris qu’un appel à projet doit paraître en janvier 2015 permettant d’associer des grandes entreprises et des startups. Plus d’infos dès que celui-ci parviendra à ma connaissance.

Et si vous souhaitez avoir une idée du monde des startups en France, vous pouvez consulter le très complet Guide des startups 2014, publié chaque année par Olivier Ezratty.

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Toute la mode à votre taille grâce à la précision Suisse

Lemetre  couture hasard veut que dans le radar de Swisslicon-Valley, plusieurs startups suisses qui apportent un service connexe au monde de la mode sont apparues récemment. Encore en phase de recherche d’informations, je vais compléter auprès de ces sociétés les premières infos recueillies. Ces startups ont en commun le but de proposer des solutions qui permettent aux marques ou aux consommateurs de proposer/recevoir le vêtement qui correspond exactement à leurs tailles. Intéressant à la fois pour l’entreprise (le taux de retour est la plaie du e-commerce) et pour le consommateur qui a la satisfaction de recevoir le modèle qui lui correspond réellement.

Aujourd’hui on trouve Selfnation dont la technologie permet de découper avec une précision d’un rayon laser un jean « fitté » aux mesures transmises par les femmes et les hommes qui font appel à eux. ShoeSize.me permet de trouver chaussure à son pied et Eyefitu est en train de développer une appli pour être sûr de trouver la taille qui vous correspond que cela soit online ou en magasin. Cette dernière participait au Swiss Vendure Day du 3 décembre 2014.

Un habit qui vous va est à la fois une affaire de gout et de techno

Ce sujet semble de plus en plus prégnant sur le marché, car lorsque on consulte les startups qui vont pitcher lors du Web 2014 (9 au 11 décembre 2014), on trouve dans ce même environnement Easyme et Fitle.

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Sensefly survole la France avec Parrot

Le drone est un drôle d’objet volant que l’on va voir se multiplier dans le ciel français.  En 2014 on compte en France  602 opérateurs ayant le droit d’utiliser ces machines volantes. Cela représente plus de 2000 appareils en service et la France est en pointe devant le Royaume Uni et la Suede. S’il peut être porteur de danger ou d’inquiétude (voir le drone qui a survolé la centrale nucléaire  de Cattenom, en Moselle courant novembre 2014), les usages vont continuer à se développer surtout dans le domaine industriel. C’est pour être un acteur important dans ce domaine que Parrot avait acheté senseFly en 2012. La startup suisse présentée dans ce blog, est devenue une belle entreprise de 85 personnes.

Drone ebee senseFly/Parrot

Le drone n’est pas qu’une vedette de télévision

Si cet appareil volant est largement utilisé dans les médias, le monde de l’industrie a pris conscience des atouts de ces technologies performantes pour surveiller des vastes étendues ou celles difficile d’accès, analyser les surfaces cultivées et surveiller les grand réseaux (voies férrées, gazoduc…)

senseFly  développe  de l’imagerie aérienne pour l’agriculture

senseFly sur mapjam
Ou la trouver ?

Au sein du groupe Parrot, l’ex spin-off de l’EPFL a développé l’ebee qui permet grâce à une programmation simple des coordonnées GPS de surveiller l’état de surfaces cultivées.  Rapides à déployer, décollant seuls, volant en formation en-dessous de 150 m, guidés par leur GPS et peu sensibles aux nuages, les drones professionnels senseFly/Parrot permettent de couvrir 10 hectares en quelques minutes seulement, avec une précision et une résolution 20 fois supérieure au satellite. Le modèle ebee équipé d’un capteur photo multi-spectral multiSPEC 4C permet une cartographie précise des zones cultivées. Une fois revenu tout seul comme un grand à son point de décollage, les images captées permettent de réaliser une carte des caractéristiques des cultures observées grâce à des modèles développés par l’Inra. L’entreprise suisse du groupe Parrot était présente au dernier salon de l’agriculture pour montrer comment « l’ageekculteur » peut prendre possession des cultures de demain sur des terrains ou la technologie creuse son sillon.

Start-up suissesSuissitude

Une Swisslicon-valley Startup Map !

Voila les prémices d’une carte que je souhaite développer au fur et à mesure de mes différentes publications. Toutes les startups qui seront présentées dans ce blog vont se retrouver présentes sur cette carte afin de découvrir cet écosystème d’un autre oeil ( le premier doit servir à lire les posts ;). C’est ma contribution au Big Data 😉 Il me reste du travail car il faut entrer les données, bien sûr, mais il faudra aussi distinguer par un simple code couleur celles qui appartiennent au secteur IT, celles spécialisées sur le mobile, les cleantech, les medtech…

La carte des startups suisses
cliquez pour découvrir la Swisslicon-valley Startup Map

 

Mapjam, une solution efficace pour se créer sa propre carte du monde!

Je m’appuie pour développer cette carte sur la solution développée par MapJam de San Francisco. J’ai eu la chance de discuter avec  son CEO chez Rocketspace, Jack Gonzales lors de ma présence aux Etats Unis lorsque j’ai accompagné le Swisscom Startup Challenge 2013 . Ce jeune espagnol a fait ses études en France et s’est lancé dans l’entrepreneuriat aux USA. Grâce aux différents développements de sa solution, on peut ainsi créer de belles cartes, enrichies de nombreuses données, puis les rassembler sur une planisphère. Simple et riche de fonctionnalités, n’hésitez pas à regarder cette solution MapJam.

Elle restera disponible dans la colonne de droite pendant son évolution.

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Finale Coupe Davis: La technologie suisse monte au filet le 21 novembre pour la victoire !

On a eu peur que le mécanisme ne se bloque en cette fin novembre. Mais finalement la technologie « Rodger » semble opérationnelle et Monsieur Federer sera aligné en coupe Davis dès demain vendredi. Le champion suisse aux dix-sept titres du Grand Chelem, affrontera Gael Monfils qui dans la catégorie sportif de verre est à ajouter aux verres en cristal. On ne sait pas pour qui se sera l’enfer du Nord, mais cette finale de Coupe Davis sera un bel évènement du week end.
A priori le match semble équilibré. L’équipe suisse est composée également de Marco Chiudinelli et Michael Lammer pour le double, Stan Wawrinka qui aura la lourde tache de commencer et de Séverin Lüthi le capitaine.Le score ne ressemblera en rien à la confrontation entre les équipes de France et de Suisse pendant la dernière coupe du monde de football, sauf si le dos de Rodger Federer casse une corde au cours d’un set.

Le résultat est à suivre sur l’Equipe ou sur 24H.ch

Roger Federer en Coupe Davis

 

Le 21 novembre la France et la Suisse sont à 1 partout

Le 22 novembre la Suisse mène 2 à 1 face à la France

Le 23 novembre la Suisse remporte la coupe Davis grâce à la victoire de Roger Federer sur Richard Gasquet : 6-4 6-2 6-2

 

Finale coupe Davis  2014 : Victoire de la suisse

Rupture technologiqueSuissitude

Le Campus Biotech de Genève fait monter la température sur le marché de la santé

La santé intéresse les géants de la Silicon Valley. Ce sujet devient un territoire plein de projets (et de fantasmes, comme faire reculer la vieillesse ;). Apple veut profiter de la complicité des individus avec leurs iPhones pour les aider à surveiller leur santé (regardez les dernières pubs pour l’iPhone 6 qui permet de suivre ses efforts au quotidien).

iPhone 6 et la santé

Facebook lui, cherche à constituer des communautés de personnes souffrant des mêmes maladies. Google développe son laboratoire consacré à la santé et continue ses acquisitions de startups (cuillère anti-tremblement/Parkinson, lentille de contact intelligente/diabétique) ou encore 23 and me qui vous propose le séquencement de votre adn avec juste quelques gouttes de salives, et moyennant finance.

Campus Biotech est une avancée de la Suisse dans le domaine de la santé

Campus biotechDans le domaine de la santé, il s’agit autant de prévenir que de soigner. Les objets connectés vont modifier les pratiques de délivrances des soins, et si pour la plupart ils ne vont pas soigner, ils vont alerter sur les évolutions de certains indicateurs et faciliter la vie des malades.
La « health valley en suisse romande » est un objectif pour la confédération helvétique lui permettant d’être présente sur ce secteur et d’exploiter au mieux ses compétences reconnues en pharmacologie. Le Campus Biotech doit favoriser cette volonté de ne pas laisser le champ libre aux sociétés non européennes. Campus Biotech représente une nouvelle initiative qui va permettre le développement du secteur de la biotechnologie sur l’Arc lémanique, en créant de nouvelles opportunités, tant pour les chercheurs que pour les entrepreneurs. Le président de l‘EPFL, Patrick Aebischer, est un des artisans de cet essor dans l’arc lémanique répond aux questions dans un entretien à la Tribune de Genève.

Campus biotech

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En Suisse, met ta donnée en sécurité !

Edward Snowden et la NSAPeu d’entre nous on eu l’occasion de boire un cognac allongé dans un bar de Hong Kong, ou une vodka frappée du coté de Moscou (l’ endroit est tenu secret 😉 avec Edward Snowden. Mais tout le monde a entendu parlé des écoutes de la NSA, de leur centre dans l’Utah et de leur énorme aspirateur à métadonnées. Est ce acceptable qu’à chaque fois que vous envoyez un message vers n’importe quel point de la planète, vous puissiez être la victime d’une main numérique qui le chaparde, le consulte et le copie ?
En Suisse plusieurs startups sont positionnées sur le marché des connexions sécurisées ou les particuliers et les entreprises peuvent échanger des données grâce à des technologies de sécurité pointues.

Associer le droit et les technologies made in Switzerland est une bonne manière d’assurer la confidentialité de ses données

Sur ce sujet de la sécurité on peut suivre les startups suivantes qui font bouger les choses dans ce domaine :

  • Protonmail (qui a participé aux Mass Challenge 2014), s’appuie sur la base juridique de la Swiss Federal Data Protection Act, ajoute les compétences techniques de ses fondateurs (dont un est issu du CERN), et son implantation du coté du MIT à Boston, pour proposer une solution mail cryptée et sécurisée.

Protonmail - email- crypté

  • Sysmosoft qui a pris son envol au Y-park d’Yverdon, à mis au point des solutions de télécommunications mobiles hautement sécurisées pour des entreprises véhiculant des données sensibles qui souhaitent étendre leur accès de façon sécurisée aux dispositifs mobiles de type smartphone et tablette.

Sysmosoft - connection mobile sécurisée

  • Grâce à AlpIct on sait que la startup Di55erent est présente sur ce marché. Avec un nom crypté graphiquement, elle exprime clairement sa proposition : mettre à disposition une solution de coffre-fort numérique pour transférer les documents confidentiels. On découvre aussi une nouvelle pousse, Zwooky. Celle-ci propose un code chiffré pour communiquer sur internet sans avoir à divulguer son identité.

Zwooky

Comme aurait pu le dire Jean-Pierre Claris de FLORIAN, né en 1755, et décédé 39 ans plus tard, s’il avait connu notre époque : « pour vivre heureux, vivons crypté » !
Lui fut l’auteur de « pour vivre heureux, vivons caché » ! à une période de notre histoire ou le messager changeait de cheval à chaque auberge, (mais le cocher était moins curieux que le boss de la NSA 😉

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Le Swissnex vous ouvre les portes des USA

C’est une équipe complète du Swissnex qui vient faire son tour de Suisse pour vous ouvrir les portes des USA. San Francisco c’est la Californie, la Silicon Valley, les startups, les levées de fonds, les VC, le networking dans les événements hebdomadaire, des apps qu’on ne connait pas encore en Europe et même des voitures sans conducteurs. Mais ce qui importe vraiment c’est comment investir au mieux ce marché américain.

Road show du Swissnex

C’est la raison pour laquelle l’équipe du Swissnex fait son road show à Zurich, Lugano et Lausanne entre le 28 et le 30 Octobre.   Cyril Dorsaz et Olivier Haugen couvrent la cote Ouest et la cote Est. Ils sont là pour vous apporter informations, conseils et expériences. L’idée est de découvrir les atouts des différents points d’entrées ou le Swissnex est présent, la Californie certes, mais aussi Boston et New York.

Pour envisagez votre approche des USA, inscrivez vous ici !

Suissitude

A Yverdon il y a un Y-Parc d'attraction pour les startups

Y-start- incubateur du Y-ParkIl y a de longues années, déambulant pendant mes vacances entre l’avenue de La Plaine, la place Pestalozzi et le bord du lac de Neuchatel, entre oncle, tante et grand mère, je n’imaginait pas que mes pensées reviendraient vers cette charmante ville, portées par l’innovation et l’incubation technologique.
Mais Yverdon n’est pas une petite ville de province du canton de Vaud endormie. Le Y-Parc accueille une zone Y-Start qui est un incubateur technologique pour tirer partie aux mieux des compétences d’ingénierie disponibles localement. Un sorte de démarche « locavore » mais centrée sur l’innovation technologique.

La cross fertilisation réside dans la diversité et la complémentarité des compétences

Il y a plus de 130 entreprises et 1200 personnes hébergée dans le Y-Parc (qui accueille les entreprises) ce qui donne un environnement actif et dynamique pour les startups nichées au sein du Y-Start, et qui bénéficient de cet environnement favorable, volontairement ouvert, dans tous les sens du terme. En effet le Y-Park ne souhaite pas se développer sur un axe étroit de spécialisation à outrance (avec les risques cycliques que cela peut impliquer), mais reste ouvert à l’innovation dans son sens large. L’ouverture vient également grâce à la HEIG-VD qui a implanté son centre de transfert de technologie et plusieurs instituts de R&D sur le site même.
La force d’attraction de ce Y-Park, (à prendre dans le sens de l’attractivité et non pas du divertissement bien sûr 😉 se matérialise par une offre complète. Locaux et infrastructure, services personnalisés, coaching et formation et bien sûr le networking, avec un menbership gratuit à l’association Swiss Engineering – Vaud, composent les différentes facettes de cette structure compétitive. L’incubateur ne prend pas de part au capital des startups.

3 ans pour décoller

Les startups sont accueillies dans le Y-Start, partie incubateur du parc, pendant 3 ans. Par la suite elles peuvent trouver leurs places dans les autres batiments pour continuer leurs dévelopements. Parmi les exemples les plus récents de startups ayant déployé leurs ailes et leurs CA, et créé des emplois, on trouve: Objectis (Solutions logicielles pour l’automation industrielle haut de gamme), Sysmosoft (Solutions de télécommunications mobiles hautement sécurisées pour entreprises), et Tabrasco (développement et commercialisation de bases de données et de logiciels stratégiques dans le domaine du sport). Ces endroits permettent une émulation voire même une collaboration entre ces jeunes structures comme le montre l’exemple de Depsys, nouvelle startup de l’Y-Start, qui a justement Sysmosoft parmi ses partenaires.

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Le Carrefour des Créateurs : toutes les clés pour entreprendre en Suisse Romande

Carrefour des créateursC’est le vendredi 19 septembre 2014 que se déroulera le 7ème Carrefour des Créateurs au SwissTech Convention Center, à l’EPFL. Cette manifestation romande est dédiée aux jeunes et futurs entrepreneurs. Elle a pour objectif de réunir, le temps d’une journée, l’ensemble des structures d’aide et de soutien à l’entrepreneuriat et à l’innovation.

Quelques conférences déjà programmées

  • Comment réussir sa campagne de crowdfunding ?
  • Comment répondre aux besoins des grandes entreprises en tant que startup ?
  • Bi-localisation Suisse et France: profitez des avantages des 2 pays
  • Comment acquérir et fidéliser vos clients: une approche à 360 degrés
  • Entreprendre par la reprise d’une activité
  • Comment convaincre un business angel ?
  • L’usage bien compris des réseaux sociaux: opportunité ou risque pour communiquer sur son entreprise
    (guide de survie pour les entreprises)

Le lien pour connaitre le programme actuel des conférences 

 

En savoir plus sur le concours lié à cette journée et gagner le développement web ou mobile de votre projet

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