Viva Technology 2017
Actualité

Viva Technology 2017 ouvrira ses portes en juin !

Viva Technology 2016, avait été un beau succès pour un événement lancé en France avec un délai de préparation relativement court, puisqu’il avait été monté en 6 mois. Il était devenu un symbole fort de cette ferveur pour le monde des startups, qui perdure avec encore plus d’actualité en 2017. Viva Technology se déroule cette année en juin. Il va prendre la suite de Leade.rs, le nouvel événement de Loïc Le Meur et se déroulera quelques mois après le lancement de la Station F, la plus grande pépinière de start-up dans le monde.Read More

Startup -Award 2016 - Venture Lab
Start-up suisses

Les 100 startups suisses des Startup Award. L’essence de l’innovation helvétique.

A la mi-septembre le top 100 des startups suisses 2016 a été dévoilé. Ce classement lancé en 2011 permet d’avoir un regard pointu et concret sur les entrepreneurs
émergeant de cette petite nation. Celle qui dame le pion aux plus grandes. Selon l’indice mondial de l’innovation, la Suisse se classe en tête des nations les plus innovantes au monde en 2016 et se permet d’accaparer ce premier rang pour la sixième année consécutive.

Cette initiative privée met en valeur la diversité des projets des startups suisses

Le classement du TOP100 a été créé en 2011 par Beat Schillig et Jordi Montserrat de l’Institut pour les Jeunes Entreprises (IFJ). Ensemble, ils ont également mis sur pied en 2004 le programme Venturelab, qui a soutenu dans leur développement des milliers de startups dans toute la Suisse. Depuis 2007, ils assurent la gestion opérationnelle de l’initiative Venture Kick, qui jusqu’à aujourd’hui a soutenu 450 spin-off issues des universités et des hautes écoles suisses avec du capital d’amorçage à hauteur de 18 millions de francs. Le bureau de presse lucernois Niedermann est co-initiateur et partenaire dans la réalisation du classement. Le projet est financièrement et intellectuellement soutenu par la Fondation Gebert Rüf et la Swiss Private Equity & Corporate Finance Association (SECA). Les partenaires médias sont PME Magazine pour la Suisse romande et Handelszeitung pour la Suisse alémanique. Le palmarès détaillé du TOP100 2016 est présent sur startup.ch. L’édition spéciale «Startup.ch» commun au PME Magazine et à la Handelszeitung peut être téléchargée sur le lien (il s’agit de la version allemande).

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Le classement se veut un instantané fiable des jeunes entreprises les plus innovantes et prometteuses de Suisse. Il permet notamment à de nombreux investisseurs, suisses ou internationaux, de garder à l’oeil certaines start-up.

Une sélection bâtie grâce à l’expertise de professionnels suisses

Depuis 2011, 100 experts, dont la liste est présente sur ce lien, analysent un grand nombre de startups en tant qu’investisseurs/-euses, choisissent chaque année leurs dix jeunes pousses suisses favorites. Si les chiffres font partie du débat, ce n’est pas le seul juge de paix. Ces experts se fient également à leurs instincts pour proposer les startups aux meilleurs potentiels de réussite. Seule condition, ces dernières doivent avoir moins de cinq ans. Le résultat est une liste très large, qui laisse une chance à chacune de ces jeunes pousses. Les critères d’innovation technologique mais aussi le feeling, et l’éco-système helvétique permettent de composer ce cocktail d’entreprises innovantes. Felix Moesner CEO du Swissnex à Boston voit passer chaque année les Venture Leaders dans le Massachusetts. Mais il a sans doute une vision plus lointaine du monde des startups Suisses, que les personnes qui appartiennent au Fongit, au CTI, à l’EPFL à l’ETH, qui eux les croisent au quotidien ou presque. Pour ces derniers faire un choix ne doit pas toujours être aisé car ils sont placés au coeur des places fortes de la création de startups suisses.

Un palmarés qui montre le large spectre de l’innovation en suisse.

Depuis cette année, les startups suisses du palmarès sont classées par catégories, ICT, Lifescience, Cleantech, High tech, Produit/services. Ces catégories ne sont pas exclusives et certaines startups peuvent appartenir à plusieurs à la fois (Sophia Genetics par exemple). Ainsi le palmarès affiche 100 startups mais le cumul des réponses de ces catégories atteint 397 réponses. On peut en déduire que chaque start-up est référencée dans au moins 3 catégories.

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Le podium 2016 ne fait pas la part belle au monde du software. On constate une volonté d’utiliser les nouvelles technologies pour améliorer la qualité de la vie,  favoriser un comportement éco-responsable, moins dévastateur pour nos ressources naturelles. Pas seulement automatiser grâce au dieu « Algorithme » ce qui peut l’être, avec l’espoir d’uberiser un secteur et quelquefois d’ailleurs, les postes de travail qui vont avec. La première place revient ainsi à L.E.S.S et sa lumière idéale (dont le nom et la technologie s’approche du concept consumériste Less is more). BComp  start-up de Fribourg prend la seconde place avec un nouveau matériau en fibre naturelle. La troisième place revient à Knip dont l’appli veut faciliter la vie des consommateurs dans le domaine des assurances ou là aussi, entre clauses et garanties liées, on est stupéfait de découvrir que l’on sur-consomme des protections qui doublonnent.

Les bassins de création les plus puissants se bâtissent autour des EPF.

Depuis 2011, il ya donc eu 6 années de palmarès et 600 startups saluées pour leurs performances et ou leurs potentiels. On peut commencer à détecter quelques tendances qui n’ont pas la prétention de vouloir rivaliser avec un de ces algorithmes imaginés dans les labos de l’ETH Zurich, mais s’appuient sur une version officielle d’Excel ;). Géographiquement par exemple on voit que les villes ou sont présentes les EPF sont assez logiquement des places fortes de la création d’entreprise. La région de Zurich est un beau leader car elle fournit 38.3% des startups listées depuis 2011. Lausanne et ses environs atteint 19.4%. Genève suit avec 6.22% devançant Bâle avec 4.5%. Je n’ai pu m’empêcher de regarder Yverdon, car cette petite ville thermale ou j’ai passé  de bons moments avec ma famille a désormais son Y-Parc et ses startups représentent quand même 1.6% de la liste. Au global les villes citées regroupent 70.02 % des lauréats des 100 meilleures startups suisses. On n’est pas loin des chiffres préférés de notre ami Pareto et cela montre que si la concurrence est plus rude dans ces endroits, certains cantons sont plus favorable pour émerger.
Pour compléter cet aspect géographique, un canton peut même arriver à truster le podium. C’est le cas de Zurich en 2011, tout comme Lausanne en 2015, avec L.E.S.S. SA, Abionic SA et Flyability SA. Ces communes ont placé 3 startups lancées chez elles sur les 3 plus hautes marches du podium.

Un monde des start-up assez résilient

Les startups qui peuvent concourir doivent avoir moins de 5 ans. Ce pré-requis permet à certaines d’entre elles d’être particulièrement performantes car elles sont présentes… 6 fois ;). Ainsi Bcomp AG est présente de 2011 à 2016, et cette constance est récompensée car si elle a démarré en 2011 par une discrète 67 ème place, elle se retrouve seconde en 2016. Une des plus belles progressions du tableau. Mais si j’ai bien compris, elle ne pourra pas tenter la plus haute marche du podium en 2017. Une situation partagée également par Kandou présente 6 fois. Créée en janvier 2011, sa technologie innovante dans les semi-conducteurs est peut être moins glamour et elle a eu plus de mal à séduire les experts qui l’on placée 94 ème en 2016, après lui avoir permis d’atteindre sa meilleur place, 9 ème  en 2013.

D’autres belles progressions sont à souligner. Abionic qui a remplit son quota avec 5 années de présence entre 2011 et 2015  a démarré 32 ème et a finit à une belle seconde place en 2015, faisant la fierté de la ville de Lausanne. Actlight a aussi été élue au cours de ces mêmes 5 années mais a un suivi un parcours divergeant car elle est passée de la 51 ème place en 2012 à la 62 ème en 2016. On trouve également une liste de start-up qui ont chaque année de fervents supporters, ce qui leur permet d’être présentes pendant toute la durée possible de ce mandat. La liste comprend :  QualySense AGUepaa AG, UrbanFarmers AGWinterthur Instruments AG Advanced Osteotomy Tools – AOT AG, Aeon Scientific AG (4 appartiennent au canton de Zurich) .
Glissons quand même une mention spéciale a L.E.S.S, déjà cité, qui non seulement est présente depuis 5 ans, a remporté la premier place 2 années consécutivement, ce qui est déjà tout à fait exceptionnel, mais a passé 4 années sur 5 dans les 5 premiers et a été classée au plus mal à la 18 ème place. Sans compter que cette start-up qui coche toutes les cases du succès fait partie des 2 sociétés (Avec Flyability) à être dans le palmarès dès l’année suivant sa création. Voila une start-up qui doit avoir un pitch de remerciement parfaitement rodé. Le cas de Sophia Genetics SA soulève d’autres réflexions. 2 fois 5 ème, alors que cette société est leader mondial dans son domaine du Data Driven Medecine, qu’elle va passer de 100 à 160 salariés cette année comme l’avait annoncé son CEO lorsque je l’avais rencontré à Paris lors de Viva Technology, c’est globalement une très belle réussite, qui s’affirme sur les marchés internationaux. Ce succès vous donne une telle dimension que vu de l’intérieur de la Confédération on la juge désormais plus licorne que start-up, et les experts ne lui ont étrangement jamais accordé les honneurs du podium. Elle n’en demeure pas moins un superbe exemple pour tout ceux de la liste qui sont moins avancé qu’elle, c’est à dire sur certains critères économiques sans doute les 99 autres.

6 années mais seulement 4 vainqueurs.

Bâtir chaque année un palmarès comportant 100 start-up offre 30 places privilégiées en prenant en compte les 5 premiers dans une optique de podium élargit. En se focalisant sur ces places, l’analyse montre que ces 30 places convoitées ont été occupées par seulement 17 startups. 70% des start-up se retrouvent plus d’une fois sur ce podium élargit. Le tiers restant est composé de start-up qui n’ont connu qu’une joie très éphémère d’apparaître en haut du tableau. Alors, difficile de déloger les lauréats ? manque de nouveaux projets  ? ou simplement vraie domination d’une bonne idée qui fait mouche car dotée d’un bon business model ? Il peut y avoir différentes raisons incluant des options choisies par les startups elles mêmes qui les amènent à être moins visibles ou a ne plus être sélectionnables. On constate qu’au fil des ans il est plus difficile d’être dans le palmarès l’année suivant la date de création. Ces 3 dernières années seules 4 startups apparaissent dans la liste contre 6 l’année du lancement du palmarès.
On félicitera L.E.S.S vainqueur en 2015 et 2016 et House Trip le gagnant de 2012 et 2013. Cette dernière ne trouve plus sa place dans la liste car au delà du fait que cette société à plus de 5 ans, elle a été rachetée par TripAdvisor.
Parmi les lauréats uniques on note la startup Optotune AG vainqueur en 2011 et InSphero AG en 2014. Mais si cette dernière a tutoyé les premières places en étant deuxième en 2012 et cinquième en 2013, Optotune s’est retrouvée a la 66 ème place en 2013. Cela ne l’empêcha pas de gagner un Swiss Economy Awards l’année suivante et de poursuivre depuis une belle trajectoire.

Plus d’un tiers de la liste est renouvelée chaque année.

Les bassins de création d’entreprises restent les territoires des EPF comme on l’a vu un peu plus haut. Sans surprise c’est sur ces territoires que la création d’entreprises est la plus vivace. Ainsi Zurich et ses environs fourni avec un belle régularité de montre suisse plus de 10 startups chaque année depuis 2011, avec un pic de 14 en 2013 et 13 en 2015 ( il y en a déjà 2 de 2016). Du coté de Lausanne on est un peu surpris de voir que s’il y a eu 9 startups présentes dans cette liste créées en 2011 et 2014 il y en a eu que 3 en 2015. Une sorte de trou d’air à vérifier ces prochaines années.

Coté renouvellement, la régularité est de mise. Chaque année c’est entre 35 et 42 % de nouvelles jeunes entreprises créées qui apparaissent dans le palmarès des 100 start-up awards apportant ainsi un renouvellement d’un peu plus d’un tiers chaque année, avec un point fort en 2014 et 2015 ou on a dénombré 42 nouvelles sociétés intégrant ce palmarès. Sachant que l’année 2016 n’est pas finie est que le nombre atteint déjà 35, on sera peut encore à ce niveau des 40 créations dans le palmarès 2017.
La régularité de ces derniers chiffres est importante pour assurer le renouvellement économique. Ce qui compte est plutôt que la tendance reste stable pour éviter les effets d’une bulle ou d’un affaiblissement. Ceux qui ont quittés cette liste (avant les 5 ans fatidiques) ne sont pas pour autant malheureux. Il peut y avoir différentes circonstances, des choix de stratégie, une date de création ancienne par rapport au lancement des Startup 100 (Poken par exemple, qui était déjà dans sa 5 ème année en 2011), ceux qui sont venu mais en sont sortis car rachetés ( Lemoptix, Jilion, Upicto,…) Ce palmarès n’est qu’un passage qui n’inaugure pas forcément de leur succès ou insuccès futur mais salue avant tout une démarche entrepreneuriale. La réussite peut se trouver au fond d’un bocal ouvert par un client puis par plusieurs, attirés par l’allure savoureuse d’un nouveau produit, technique ou service qui va lui simplifier la vie. Après tout vous allez encore twittez demain. Bon, combien de $ cette plateforme a t’elle gagné depuis sa création ? combien ?… pas un seul…. Le plus connu n’est pas le plus rentable, mais l’inverse peut être vrai.

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Jurgi-Camblong-SophiaGenetics
Start-up suisses

Sophia Genetics démontre la maturité d’un projet de Data Driven Medecine

Sophia Genetics, la startup si prometteuse créée en Suisse était présente lors de Viva Technology, porte de Versailles à Paris. C’est son CEO Jurgi Camblong qui la représentait lors de 2 conférences. La première était consacrée au thème « How to be a CEO » alors que la seconde s’intitulait « How far can tech transform patient care ». Ces 2 thèmes lui ont permis de plonger au coeur du sujet pour lequel l’excellence de Sophia Genetics est reconnue, la médecine connectée pour les professionnels.

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Une technologie raisonnée au service de ses clients, tel est le crédo de Sophia Genetics

Jurgi Camblong a eu également l’amabilité de m’accorder quelques minutes de son temps entre ses 2 conférences du jeudi 30 juin. Nous avons pu discuter et compléter l’image et les messages diffusés sur scène. Son profil de biologiste peut paraître à priori assez atypique comme leader d’une entreprise qui a associé avec audace et volontarisme des options à la fois technologiques et commerciales au savoir scientifique. Cette culture de la data lui est venue rapidement comme une évidence lors de son parcours académique ou il pris conscience de l’importance que représentaient les données et la possibilité apportée par les nouvelles technologies de les partager rapidement avec des experts. La solution Sophia DDM, mise au service de ses clients, permet d’échanger des données entre ceux-ci et la communauté médicale qui l’utilise. Cette communauté exerce une sorte de supervision clairvoyante et experte sur les données proposées par les algorithmes de la start-up, apportant ainsi un oeil et une expertise humaine aux résultats d’analyses produit par l’IA. L’idée est de détecter des maladies comme le cancer, par un examen du génome, dès que celles ci en sont à leurs stades de prémices, voire même avant. Une vision qui a permis de faire de Sophia Genetics un leader mondial de la Data Driven Medecine. Cette position s’est faite sur le secteur de l’analyse médicale pour les professionnels, grâce à des solutions de machine learning et de cryptage modernes et très sécurisées (voir l’article de Startupticker à ce sujet). L’entreprise ne souhaite pas s’aventurer sur le marché des analyses d’ADN pour quelques centaines de dollars car les résultats ne sont pas assez fiables et résultent plus d’une démarche purement commerciale que scientifique.

La Suisse, un terreau parfait pour faire exclore une startup ambitieuse

Ce n’était pas écrit qu’un biologiste, originaire du Sud Ouest, qui ne touche pas une ligne de code, voit son projet technologique réussir au sein d’un pays comme la Suisse. Jurgi Camblong m’a expliqué avec beaucoup de simplicité que l’accueil et l’environnement trouvé au sein de l’EPFL lui ont permis de lancer son projet et de le voir prendre une vitesse de développement rapidement importante.  A l’origine, il s’était trouvé que les opportunités s’étaient créées de manière heureuse, la Suisse lui ayant proposé un travail, ainsi qu’à sa femme. Mais l’environnement dynamique et l’esprit cross-culturel de l’EPFL ont été un formidable booster, impulsant un vrai mouvement, grâce à l’interactivité avec les acteurs scientifiques du campus et la forte visibilité qu’offre le rayonnement de cette école au delà de l’arc lémanique.

Aujourd’hui l’entreprise qui comptera 160 personnes à la fin de 2016, regroupe plus de 26 nationalités et a structuré son business autour d’une forte implication commerciale. 42% des effectifs (à la date d’aujourd’hui) sont des commerciaux, dont le rôle intègre une forte dose d’échange avec les hôpitaux et les cliniques pour à la fois les inciter à utiliser les solutions de Sophia Genetics, mais également de générer des retours du terrain.  Ces retours enrichissent les objectifs d’open innovation de la startup lui permettant de travailler sur de nouveaux axes de données. L’impact commercial a aussi été une nécessité car vu la petite taille de la confédération helvétique, il fallait rapidement envisager de viser l’étranger. L’entreprise a largement dépassé aujourd’hui le format de la start-up ou tout le monde fait un peu tout et ou les décisions se prennent autour d’une table et 4 chaises. Jurgi Camblong était d’ailleurs à Viva Technology pour parler de cette évolution. Lors de sa conférence en compagnie de Clara Gaymard et Philippe de Chanville, il a exprimé son sentiment lorsque sa position a basculé de celle de founder à celle de CEO. Cette bascule se fait lorsque le commerce devient important, que le premier contrat est devenu un souvenir et que les nouveaux arrivent et doivent arriver car la structure a grossit. Il faut à tout prix faire un focus sur le Client Delivery. Vous pouvez également retrouver une interview de Jurgi Camblong faite en juin sur la radio suisse RTS, ou il explique ses projets de croissance.

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Le CEO a expliqué également sa conception de chef d’orchestre et son souci de préserver la culture initiale de l’entreprise alors que la croissance des effectifs lui font changer de dimension. Cette culture n’est pas seulement celle de la molécule et du succès, mais aussi celle du baby foot. Accessoire parfaitement dans l’esprit start-up, Jurgi Camblong en est un adepte et il lui arrive même parfois d’initier une partie au sein de son entreprise.

Venture leaders 2015
Venture Leaders

Les Venture Leaders 15 de l'EPFL à Boston et New-York

Fin avril avait lieu la présentation des Venture Leaders qui vont partir pour leur plongée dans le monde du business US. Si la cérémonie se déroulait dans ce lieu aux courbes séduisantes mais sobre de l’EPFL, le moment était marqué par une débauche de concours simultanés. Cette présentation était suivi par la Seed Night et un concourt dénommé Start se déroulait le même jour à quelques blocs de là. Dans le métro qui m’ amenait de Lausanne-Flon, une affichette s’agitait en fonction des courants d’air et attirait l’attention sur un autre concourt nommé Stratégis et doté de 50000 frs de prix.

 

20 startups et une capitaine vont montrer leurs idées aux américains

La liste des 20 Venture Leaders comporte 15 medtech parmi les 20 lauréats et 2 femmes parmi Read More

Start-up suisses

Sophia Genetics lève des fonds pour développer son service de séquençage d'ADN

 

Ou la trouver ?
Ou la trouver ?

Les développements de services dans le domaine de la santé ont le vent en poupe. Ils se développent dans des directions différentes, soit des applications orientées grand public pour surveiller sa santé ou tout simplement sa bonne forme, soit des applications vers les services médicaux professionnels.
Sophia Genetics startup suisse de Lausanne, crée en 2011 a développé pour les hôpitaux et les laboratoires cliniques une application sécurisée de type SaaS, le « Clinical NGS Dry Lab » certifié ISO 13485 qui couvre l’analyse bioinformatique, l’assurance qualité, la visualisation et la mise en banque de données de séquences d’ADN de patients obtenues par séquençage à haut débit. Déjà leader européen la startup suisse, a finalisé un tour de table de 13,75 millions de dollars auprès d’Invoke Capital, de Swisscom et d’Endeavour Vision. L’investissement a pour but d’accélérer l’adoption européenne des analyses cliniques des pathologies génétiques.

Mieux connaitre l’ADN des patients pour réagir plus vite

Sophia GeneticsL’ADN des patients et celui de leurs tumeurs cancéreuses peuvent être séquencés avec une rapidité et selon des coûts inégalés, ce qui signifie que la pathologie Read More

Suissitude

Une Seed Night pour se soigner le corps et le moral

Une Seed Night propose une réaction thermique un peu comme celle que l’on peut constater à la surface d’une casserole d’eau portée à ébullition.
A3 Angels. Organisateur de la Seed NightOn y voit une multitude de bulles qui se forment, d’idées qui bouillonnent, d’échanges de molécules intellectuelles entre des entrepreneurs qui montrent leurs produits et leurs convictions, et des financiers qui sont là pour financer, mais aussi, et surtout, pour ouvrir des portes. Ici le « Pitch » n’est pas le nom d’un nouveau cocktail qui va détroner le Mojito, mais l’exercice de présentation des différents projets qui sont mis en valeur après une sélection opérée par A3 Angels, l’organisateur de cette Seed Night.
6 start-up suisses ont bénéficié d’une mise en valeur spécifique :

Ce groupe était complétés par d’autres start-up qui avaient également un stand mais qui n’ont pas pitchés. Je reviendrais en détail sur certaines d’entres elles.

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A3 Angels (Club de soutien aux start-up technologiques) est l’organisateur principal (on prononce A cube Angels). Cette Seed Night est une excellente occasion de faire partager l’enthousiasme communicatif de son boss Claude Florin pour tous ces nouveaux projets. C’est à la fois dans la manière de faire (créer des échanges et des rencontres en dehors d’un cabinet feutré, donner de la visibilité à ces start-up) et les sujets (beaucoup de projets dans l’univers médical et de la santé) qui font qu’une Seed Night soigne à la fois le corps et le moral.
Le Canton de Vaud co-partenaire était présent par la présence de Philippe Leuba, conseiller d’état qui a expliqué les atouts d’Innovaud créé en février 2013. Cette structure concrétise la force de ce canton dans le transfert des savoirs et des technologies. Sebastian Freiss, chef d’unité Innovation Nationale au Secrétariat d’Etat à la Formation, la Recherche et l’Innovation, a délivré quelques conseils et de bonnes nouvelles. Il a indiqué que créer une start-up n’était pas forcément le moyen le plus sûr de faire fortune. Ce n’est pas la première fois que j’entend ce son de cloche (alpine 😉 C’est une vision peut être suisse protestante, qu’au fond je comprend, et qui différencie sans doute ce pays avec le monde Anglo-saxon. Ici, on parle beaucoup d’aide et d’entraide, de soutien, de relation, et beaucoup moins de $$$$ ;).

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Mais quand on voit comment rebondit le projet Campus Biotech Sàrl, entité créée par la Fondation Wyss et par la famille Bertarelli, on se dit que gagner beaucoup d’argent et le réinvestir sur une place offshore (heu non, ça c’est un raisonnement de ministre français 😉 mais  dans l’économie réelle à un sens.
Une Seed Night très riche en networking, au coeur du Rolex learning center, ou on apprécie le coté très horizontal des relations. Tout le monde discute avec tout le monde, sans qu’un coté hiérarchique crée un frein à cet échange.

Actualité

Seed Night: le 22 mai à l’EPFL-Lausanne

C’est au coeur du superbe Rolex Learning center que l’on pourra assister à la Seed Night 2013. 20 start-up seront présentes dans des domaines différents comme la santé avec Qloulab dont le concept vise à transformer un Smartphone conventionnel en un dispositif d’analyse médicale portable destiné aux patients, l’energie comme eSmart(système de gestion de l’énergie)déjà présentée dans ce blog, l’IT avec Sight.io qui propose une gestion des images automatisée et dont le service a été utiilisé pour un article de ce blog, l’éducation avec Wizzy plateforme d’étude pour rendre les programmes scolaires ludiques et multisupports, et bien d’autres encore.

La Seed Night est organisée par A3 Angel. Ce club met en relation les jeunes entrepreneurs de l’EPFL avec les Alumni de cette école Polytechnique dans le but d’aider et financer les start-up créées. Formé par des anciens de l’EPFL, A3 Angel est associé pour l’occasion avec la SECA,CTI-Invest, et le canton de Vaud.

Seed Night. Start-up suisses
Voila la liste des start-up inscrites à cet événement et qui pourront présenter leurs technologies et leurs projets dans le but d’obtenir les moyens (principalement financiers) de continuer leurs aventures, de développer leur business, et d’atteindre de nouveaux marchés.