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A Viva Technology, les startups jouent du robot debout !

Ils l’ont fait. Organisé en 6 mois à peine Viva Technology a rassemblé 5000 startups, vu se dérouler près de 500 pitchs et 300 conférences dont certaines dans cette immense plénière de 2000 places en cette fin juin 2016. Bien sûr quand on s’appelle Publicis et Les Echos, on fait partie du gotha des affaires en France et dans le monde pour le groupe publicitaire, donc, on peut se permettre de prendre ce genre de pari. Mais quand même il faut saluer cette activité vibrionante qui a parcouru les allées colorées du hall 1 de la Porte de Versailles, et qui on l’espère laissera un bruit positif dans les médias. Cela servira à montrer que l’on peut organiser en France un show dédié à l’innovation et à l’esprit d’entreprise. Ce bruit là sera bien accepté. Car parmi les points à améliorer pour le futur, on notera que le lieu particulièrement bruyant, nuisait à certain moment à la bonne audition des intervenants.

VivaTechnology -2

Il était facile de circuler entre les différents labs et univers, les salles de conférences, les ateliers de démos aidé d’un gyropode pour les plus chanceux, d’une bonne paire de baskets pour les autres. Le seul objet autonome qui est resté immobile est la Google Car. Malgré son petit air de protozoaire malicieux, elle n’a pas accordé de démo, ce qui à l’heure ou Twitter bruissait des échos d’un accident mortel avec un conducteur utilisant la conduite « autonome » de sa Tesla (dotée d’une technologie différente), évitait de se poser trop de questions. L’éventail des thèmes de l’innovation à la disruption, des plénières, des tables rondes et débats était très large à Viva Technology. Dans ce cadre toute votre intelligence humaine ne suffisait pas à faire le tri et la sélection de tous ces sujets et il était important de bien cibler ses centres d’intérêts. Cet événement est un des premiers à proposer ce mix professionnel (les 2 premiers jours) et grand public (le dernier).

VivaTechnology -GoogleCar

Les startups présentes était accueillies au sein de Labs organisé par des grands groupes qui les avaient sélectionnés grâce à 200 challenges auxquels elles avaient pu s’inscrire. Ainsi la RATP, Voyages-SNCF, LVMH, BNP Paribas, Valéo, Webhelp, Novartis… (je ne les cite pas tous, il y en a 17) ont organisé ces labs et accueillis pendant ces 3 jours des startups pour leur permettre de pitcher, de rencontrer le staff du groupe et de croiser des VC.  Le critère géographique n’était un élément primordial, ce qui ne m’a pas facilité la tâche, car trouver une startup Suisse parmi 5000, s’est comme essayer de trouver une Edelweiss dans une botte de foin. Le pays d’Israël (avec sa conférence sur la Startup Nation) ou la ville de Berlin, avec son stand présentant ses espaces de coworking et ses startups donnait eux dans la communication géolocalisée. Je pense néanmoins que lors des prochains épisodes, les Suisses devraient se rassembler, choisir en emplacement et présenter leurs solutions technologiques et la qualité de leurs environnements professionnels. Quand on entend parler de l’émulsion, du dynamisme de l’EPFL, lors de mes interviews, on se dit qu’il y a de quoi prendre la parole à Paris pour l’expliquer à un plus grand nombre.

Alors comme dans la chanson de Michel Berger (« il jouait du piano debout ») et sa conception de la vie un peu différente, la digitalisation de l’entreprise était présente lors de ces différentes conférences. Voila une évolution qui bouscule les habitudes des ventes, des relations humaines, du marketing, dans les différentes entreprises. Ici l’idée du robot est prise dans son sens technologique. Mais cela montre la croissance de l’automatisation (qui remplace l’humain) et la place de plus en plus importante de l’intelligence artificielle. A chaque pas, parmi les différents labs et espaces, on pouvait ressentir la présence d’une denrée qui n’a ni odeur, ni visibilité apparente, mais qui est présente partout, un peu comme un globule dans le sang, être microscopique vivant dans un corps numérique ; la data.

Les startups suisses ne sont pas venues pour rien

Quadrillant les allées pour repérer l’origine des startups j’ai fini par être récompensé en faisant d’agréables rencontres. Je ferais un papier plus détaillé ultérieurement sur celles avec qui j’ai discuté, mais pour l’heure, je vais juste les citer. Ainsi sur le lab de Novartis, le secteur Medtech était bien représenté avec RedHaptix, Gait Up, Biovotion, Amicomed. Sur celui  d’AccorHotel, on trouvait Beekeeper. Ensuite ma curiosité ne fut pas récompensée sur celui de BNP Paribas ni d’Axa. Je pensais trouver quelques startups suisses dans la partie Fintech, Que nenni.

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Gait-Up à gauche, Biovision à droite
startup-suisse-VivaTechnology
RedHaptix à gauche, Amicomed à droite

Citons également Biowatch, croisé déjà à Genève, qui faisait partie du lab de la RATP. Elle a gagné un award de la part du transporteur public français, récompensant les 10 meilleures startups parmi les 50 sélectionnées. De même Faveeo était présent. J’ai eu le plaisir de faire les Venture leader 2013 avec Alexis Dufresne son CEO et je l’ai croisé au moment ou il repartait avec une récompense remise par Iris Capital, partenaire majeur de Viva Technology, spécialisé dans le financement des startups. Des articles sur ces startup vont suivre dans les prochaines semaines.

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Matthias Vanoni CEO-Co-Founder de BIOWATCH à Viva Technology
Alexis-Dufresne-FAVEEO
Alexis-Dufresne – CEO – Co-Founder -FAVEEO à Viva Technology

Bravo à elles !

Viva Technology a également donné la parole à des CEO de startups suisses

Sur les scènes de Viva Technology  il y a eu également des interventions marquantes de dirigeant d’entreprises suisses, au titre de leur statut de co-founder. Jurgi Cambong, pour Sophia Genetics et Jean Marc Tassetto pour CoorpAcademy. Ces personnalités m’ont accordé un peu de leurs temps pour une interview et je les en remercie. Elles feront l’objet d’un prochain papier.

Jurgi-Camblong-SophiaGenetics à Viva Technology

JeanMarc-Tasseto-CoorpAcademy à Viva Technology

One comment

  1. Anna

    Merci nous attendons la suite 😉

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