le surplus alimentaire incite a la création d'entreprise
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Le surplus alimentaire intéresse les startups.

Le gachis alimentaire est un réel désastre à notre époque ou nous devons veiller à mieux utiliser les ressources de la planète et aider son prochain à manger à sa faim. Heureusement la création d’entreprise s’intéresse aussi à cette question. Souvent jeune, ne sortant pas forcément d’une école de commerce (pour ces derniers, les Fintech ont des lumières qui les attirent), ces jeunes se penchent sur des problématiques du quotidien pour modifier le comportement des consommateurs, figés dans leurs habitudes de consommation. D’un coté, frôlant la facilité sous l’égide factice du progrès technologique, on peut coller le bouton Dash d’Amazon sur la porte de son frigo, pour commander d’une simple pression un produit défini (issu d’une multinationale), de l’autre vous pouvez réfléchir à votre acte d’achat en tant que citoyen et découvrir près de chez vous des produits tout à fait consommables, transformés à partir de fruits et légumes dont seul l’aspect visuel ne leur permettaient plus de trouver preneur.

A Berne une initiative lancée par des étudiants, devient une réelle entreprise de transformation alimentaire

2 expériences on eu les honneurs de la presse récemment. C’est 20 minutes.ch qui nous fait découvrir la volonté des jeunes étudiants en technologie de denrées alimentaires, de lutter contre la triste fin de déchets de fruits et légumes à Berne. Plus assez élégant pour être vendu, découpé et jeté une fois la partie visuellement acceptable consommée, ils ont imaginés de les transformer en jus de fruits. Les vitamines de ces aliment sont plus utiles au circuit du corps humain qu’à celui de la centrale de biogaz de la ville, même si elle permet d’apporter de l’énergie à un système de chauffage collectif. Ce groupe d’étudiants a développé sa marque, MUDA, véritable startup. La particularité de leurs jus est qu’ils contiennent tous des fruits et des légumes qui auraient dû finir à la poubelle. Après une phase de sourcing approfondie, la boisson commence à être distribuée dans des bars à la mode dans cette partie de la Suisse. Lire l’article sur le 20 Minute.ch. Une démarche qui est sans doute validée quand on voit ce qui se passe en Californie, ou on commence à ce dire que si la data est la vitamine virtuelle du marketing in ou outbound, la vitamine réelle est aussi une matière précieuse.

Aux USA, plusieurs startup se sont lancées sur ce secteur

Au pays de l’oncle sam, le commerce est ouvert tous les jours. Mais là aussi, si le produit n’a plus l’air brillant pour être vendu on le jette. Quelquefois un rayon de fruit et légume a du mal à conserver la brillance de celui d’un Apple Store, même si la pomme a, dans ces cas très différents, comme but d’améliorer notre bien être. Aux Etats-Unis, 40 % de la nourriture produite finit par être jetée. Le pays dépense plus de 218 milliards de dollars par an, soit 1,3 % du PIB, pour cultiver les fruits et légumes, les transformer en produits alimentaires, les transporter et les stocker alors qu’ils ne sont pas consommés, selon un rapport de l’ONG ReFED. Celle ci produit des guides qui grâce aux principes du Data Driven (bien connu des adeptes de la révolution digitale) permet de réduire ce gâchis. L’ONG est même persuadée de pouvoir réduire le gâchis alimentaire de 50 % d’ici 2030, si les personnes et les autorités se mobilisent. Cerplus, en est un des acteurs. C’est un site qui met en relation des agriculteurs avec des services de restauration et des fabricants de jus, de confitures ou de glaces. Full Harvest et Imperfect Produce, se sont également lancées sur ce créneau l’année dernière, et WTRMLN WTR et Misfits Juicery mettent au point des jus à base de fruits qui auraient dû être jetés. Lire l’article sur les Echos.

En France le recyclage se fait à vélo

A Paris un autre type d’initiative a vu le jour, toujours entrepreneuriale, mais elle est restée sous la forme associative. Biocycle permet de récupérer les surplus alimentaires et de les distribuer à ceux qui en ont besoin. Une sorte d’intermédiaire, mais sous un mode physique et dont les principaux outils ne sont pas des logiciels, mais des vélos. En effet Biocycle récupère chez des distributeur les produits invendus, puis les transportent grâce à des vélos spécialement aménagés à travers Paris jusqu’aux associations bénéficiaires qui les redistribuent. Sensibiliser le grand public à un mode de consommation alimentaire plus responsable est l’un de leurs engagements. Redonner sens à notre production alimentaire et à la manière de la consommer est un vrai acte citoyen.

La volonté de mieux consommer notamment des fruits et légumes bio, à quand même tendance à renchérir les prix de cette alimentation. Il est donc important de pouvoir les utiliser au mieux et à modifier un comportement de consommateur qui doit prendre conscience qu’une pomme peut être mangée ou bue en fonction de son cycle de vie. Ces initiatives ainsi que celles découvertes lors de la première session de lauréats du Mass Challenge montre que changer le monde n’est pas qu’une affaire d’algorithme, mais également d’être acteur de son quotidien.

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