Nexthink - digital workplace
Start-up suisse

Nexthink a annoncé une nouvelle levée de fonds fin 2018, de 85 millions de $

Nexthink, fondée en 2004 sur le campus de l’EPFL, est une des startups suisses présente en France depuis plusieurs années. Après une première levée de fonds en 2016 de 40 millions de $, c’est en décembre 2018 l’annonce d’une nouvelle levée de 85 millions de dollars qui fait l’actualité pour cette entreprise. Ces fonds vont être utilisés pour accélérer les efforts de vente de son système de gestion automatique des problèmes informatiques, accentuer la R&D qui a toujours été un levier de croissance fort pour cette startup et renforcer son développement international vers les USA.

Nexthink - digital workplace

Le tour de financement a été mené par Index ventures et inclut la participation de Highland Europe, Forestay Capital, VI Partners, Auriga Partners et Galéo Capital ainsi que TOP Funds et Olivier Pomel, Co-fondateur et CEO de Datadog. Ce nouveau tour de table porte à plus de 150 millions les investissements obtenus par la spin-off.

Visualiser et gérer le parc informatique en temps réel grâce à l’intelligence artificielle

Le système développé par Nexthink permet aux départements IT des grandes sociétés de voir en temps réel toute l’activité de leur parc informatique. En quelques instants, il surveille le comportement de plusieurs milliers de postes de travail et l’interaction des utilisateurs finaux avec les systèmes d’information. Ce qui permet de visualiser incidents d’utilisation et failles dans la sécurité. Mais surtout, grâce à un apprentissage automatique, il enregistre et reproduit les solutions aux problèmes déjà rencontrés. Une optimisation de la gestion des infrastructures qui permet un gain de temps et d’argent. Avec plus de 7 millions de postes équipés dans 900 entreprises, la spin-off se positionne comme leader dans son domaine et compte parmi ses clients de nombreuses multinationales comme Adobe, Commerzbank, ou Western Union.

En gros aujourd’hui, peu de monde travaille avec un bloc et un crayon. Tout un chacun retrouve en arrivant à son travail ou depuis son domicile, un ou plusieurs outils informatiques pour être opérationnel dans son métier.  Mais quelquefois cela coince. Bug, crash, lenteur du réseau, qui ne s’est pas énervé en se disant qu’il était plus utile d’aller faire un tour à la machine à café plutôt qu’à attendre que son PC redevienne actif, sans toujours en comprendre la raison. Pourquoi accepter ces lacunes pour les employés de l’entreprise qu’on ne tolèrent plus pour les clients, en travaillant l’UX. La marque employeur doit aussi travailler sur ce sujet et Nexthink devient une aide précieuse pour les directions IT.  Récemment un rapport de Forrester Research consacré à l’expérience des collaborateurs dans l’environnement de travail, montrait que : “L’EX [Employee eXperience] joue un rôle primordial dans le recrutement et la rétention des collaborateurs, ce qui en fait aujourd’hui un facteur de compétitivité. Un environnement de travail de qualité contribue de manière significative à la satisfaction des collaborateurs. L’un des indicateurs de cette satisfaction est notamment le sentiment d’être équipé avec des outils et des technologies qui permettent d’accomplir un travail utile de manière efficace. »

Il faut donc analyser en temps réels le réseau, les équipements et les technologies informatiques pour que les employés puissent travailler dans les meilleures conditions et ainsi être efficaces.  « Les entreprises ont aujourd’hui du mal à maintenir cette qualité tout en réduisant leurs coûts. Nous pensons que la solution consiste à ajouter une perspective informatique globale axée et automatique, or notre plate-forme est la plus puissante pour y parvenir » souligne Pedro Bados. Ce dernier, co-fondateur et PDG de Nexthink, a lancé son entreprise à 25 ans, à peine ses études terminées.

Nexthink a le vent en poupe si l’on en croit les chiffres de International Data Corporation (IDC), qu’elle cite dans son communiqué, puisque les entreprises devraient dépenser près de 2 trillions par an d’ici 2022 pour mener à bien leur transformation digitale. Vous pouvez lire le communiqué en entier sur le site de l’EPFL.

Photo by Kari Shea on Unsplash

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