Paris Fintech Forum -Numbrs
Start-up suisses

Numbrs, cette Fintech de Zurich vous offre la maîtrise de vos finances personnelles

Cette année le Paris Fintech Forum a encore réuni tout ce qui compte (dans tous les sens du terme) de la planète finance. Entre Main Stage et Track Room se succédaient banques, Fintech, intervenants de tous pays, Ministres compris. On a évoqué le futur de ces métiers ou la technologie et la législation donnent le rythme ou banque et Fintech dansent une sorte de tango, dont le moment crucial est lorsqu’il faut basculer son partenaire, se retourner et continuer en gardant son agilité. Les mots qui plaisent ou inquiètent comme tokenisation, blockchain, bitcoin, ont été entendus à de nombreux endroits sous les ors du Palais Brongniart. Le service à l’utilisateur final étaient également un sujet prégnant, car complètement réel, cherchant aujourd’hui son équilibre entre réalité présente et future. Ce thème était entendu comme une sorte d’aire de repos intellectuelle, avant de reprendre la route de ces conférences pointues, orientées smart contract, cryptomonnaies et ICO.
Parmis les nouveaux acteurs, créateurs de services innovants, Numbrs acteur de la planète Fintech suisse, dévoilait face à une large audience les attributs de son application déjà en main de plus d’un million de personne.

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PSD2, une norme qui favorise l’essort des Fintech.

La législation PSD2, qui se met en place dès janvier 2018, a plusieurs objectifs. L’un de ceux-ci est d’ouvrir la concurrence et laisser le consommateur choisir son opérateur financier. La finalité est de permettre un accès sécurisé aux informations du compte à des opérateurs tiers dès lors que les consommateurs le souhaitent et cela via les API (Application Programming Interface). Le consommateur peut donc considérer que ses données bancaires personnelles lui appartiennent réellement. La banque, garde chiourme de votre compte, de vos crédits ou encore de vos avoirs financiers, qui en contrôle l’accès, se voit donc concurrencée par de nouveaux acteurs, Numbrs en est un, qui vont grâce à leur culture digitale, vous donner plus d’infos statistiques, vous proposer de nouveaux produits de placement ou d’emprunt, ainsi que des services innovants. Une prévision de solde mensuelle peut être disponible par exemple, dès le début du mois, alors que beaucoup de banques se contentent de regarder le passé et de permettre à leurs clients de ne consulter que les derniers 3 mois de relevé. Cet exemple a été entendu lors de InBanque (autre salon consacré à la digitalisation du monde bancaire, ou j’étais présent pour le compte de l’entreprise ou je travaille).
Pour reprendre la main sur ses comptes, encore faut il avoir les outils pour le faire. C’est là ou un mobile et Numbrs forment un duo parfait. Cette application vous permet de maîtriser la gestion de vos comptes et d’avoir en permanence une vision claire de vos finances. Intervenant au Paris Fintech Forum 2018 dans le cadre de « Leveraging banks assets by connecting to Fintech platforms » Oyvind Oanes son CEO récemment nommé, m’a  accordé un peu de son temps pour un moment de découverte de l’entreprise et de son application.

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La société basée à Zurich a développé cette application pour permettre au consommateur de reprendre en main ses finances personnelles. Teléchargée gratuitement sur les appstore, elle permet à l’utilisateur de gérer ses comptes, crédits, emprunts et délivre de nombreux indicateurs qui permettent d’anticiper et de gérer ses avoirs au plus près. Je ne peux vous en présenter l’usage en détail, car cette application n’est pas distribuée en France. Si cela m’empêche de la tester en direct, cela ne nuit pas à son succès. Disponible en Allemagne, elle a déjà été téléchargée 1 700 000 fois. 1 300 000 de ces uploads sont des comptes actifs actuellement et peuvent donc profiter de ses services. Les algorithmes développés par l’entreprise permettent une gestion fine des comptes. Il faut dire que la startup suisse a levé 140 millions de CHF pour développer ce service from scratch. From scratch, mais pas sans expérience. L’entreprise est pilotée par Martin Saidler 1 et 2. Derrière ce nom de série télévisée se trouve un père et un fils qui ont connu de brillantes expériences dans le monde d’internet, avant même qu’un iPhone n’apparaisse sur notre planète. Une démarche qui rappelle un peu celle de Wefox et Julian Teicke, rencontré en 2017, qui, rejeton ayant réussi dans le secteur des achats groupés (Deal.ch) a appliqué une disruption online au monde de l’assurance que son père avait connue beaucoup moins digitale.

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Une marketplace pour compléter cette nouvelle offre digitale

Le modèle économique de Numbrs ne repose pas sur la facturation des utilisateurs. En se constituant une base client qui grossit régulièrement, en analysant le comportement de cette population gérant ses comptes à travers son mobile, la start-up continue de développer ses offres produits et services premiums avec l’apport d’une marketplace. Celle-ci a comme ambition d’apporter à ses utilisateurs des produits financiers et des nouveaux services plus personnalisés. Une démarche qui devrait être faite par les banques, mais qui finalement se retrouve entre les mains de spécialistes de la finance comme Numbrs. Avec l’introduction de cette marketplace et la fonction de chat, l’application Numbrs, acteur à part entière de cet « open banking » qui modifie les équilibres, est en train de devenir une plate-forme permettant aux utilisateurs de comparer de nombreux produits financiers et de conclure des contrats directement via l’application.

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Pour assurer sa mission de devenir une plate-forme de services financiers numériques de premier plan, l’entreprise basée à Zurich a mis les petits plats dans les grands. Maîtrisant son développement technologique, par un usage assidu du language Go, ( Go pour Google), dont la présence en ville du seul laboratoire de l’entreprise californienne en dehors des USA, assure un vivier et un réseau sans égal, la start-up a, au delà de l’usage de ce langage compilé, la volonté de ne pas empiler ses salariés. Elle a mis ceux-ci dans de grands et beaux espaces assortis de beaux matériaux afin que tous ceux qui travaillent dans l’entreprise soient conscients de la qualité du service qu’ils doivent apporter à leurs clients. L’UXdesign n’est pas qu’une question d’écran.

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