Les grandes innovations d'un petit pays
BostonStart-up suisses

Upicto détecte automatiquement les images importantes d’une vidéo

picto-start-up-2Upicto fait partie du groupe des start-up suisse Venture Leaders qui font le voyage à Boston.
Cette start-up a imaginé un logiciel qui analyse les images vidéo et sélectionne celles qui ont de la valeur.
Qu’entend on par valeur ? Cela dépend de vos besoins, mais à la base le logiciel détecte les images qui sont en « rupture », qui présentent une couleur, une forme, un style, différent des images qui les précèdent.
upicto, video intelligenteDès que l’algorithme qui étudie en temps réel la vidéo, détecte une différence, voire une anomalie, l’image est considérée comme nécessitant un examen détaillé et est sélectionnée.

upicto, video intelligente
Upicto est une jeune start-up suisse, créée en 2011, avec 3 associés. Elle a développé sa solution dans le but d’apporter des services à valeur ajoutée sur le marché de la sécurité, de la diffusion vidéo, de l’événementiel, voire des médias et du broadcast dans le sens large.
On peut imaginer que face à un flux d’image et de vidéo de plus en plus conséquent, (imaginez quand les particuliers auront acheté leur Google Glass, que chacun possédera son drone, le flux d’image que cela représentera)
Vous voulez profiter de cette technologie de manière ludique ?
upicto , images intelligentesProfitez de l’application Snaplife pour Androïd, qui vous donne la possibilité gratuitement de réaliser un résumé des meilleurs moments des vidéos que vous prenez avec votre smartphone. Et pour une fois que la partie Androïd est développée avant Ios, on va en profiter 😉

Vous pouvez également profitez du site de webcam : webcamaze, qui est créé avec cette technologie. Sur ce site vous découvrez comme le logiciel d’Upicto peut être utile pour sélectionner les moments clés d’une vidéo provenant d’un flux aussi régulier, permanent et répétitif que celui d’une webcam.

Fabian Nater co-fondateur d’Upicto a « pitché » à de nombreuses reprises  pour présenter sa solution lors de ce voyage à Boston pour les Venture Leaders 2013.

Upicto, la video intelligente

Boston

CIC. Le coeur du networking et des opportunités d’affaires

Connaissez vous le CIC, le Cambridge Innovation Center ? Ce bâtiment idéalement situé prés du campus du MIT (Massachusetts Institute of Technology), le long de la Charles Rivers, dans la partie rénovée de Cambridge proche de Kendall Square, accueille plus de 600 sociétés qui louent ici leurs bureaux.
Cambridge innovation center
Est ce un incubateur ? pas vraiment, une société de location de bureaux, beaucoup plus. Ne vous fiez pas trop à son look austère de parallélépipède en béton. Le Cambridge Innovation Center a réussit à faire de ce cube  une pépinière ou règne l’esprit d’entreprise.
L’esprit d’entrepreneuriat du MIT 
C’est Dougan Sherwood qui m’a aimablement reçu au 14 éme étage de l’immeuble comme savent si bien le faire les américains, avec décontraction et empathie. Propriété du MIT, cet immeuble accueille pour environ 75% des start-up. Il n’y a pas de secteurs privilégiés, toute volonté créatrice est accueille au sein du bâtiment que vous soyez seul ou déjà à plusieurs. Il y a plusieurs immeubles concurrent du CIC, mais ils  sont clairement les leaders dans leur domaine. La proximité d’esprit et géographique  avec le MIT tend à faire que toutes personnes qui en sort  avec une idée à lancer sur le marché pense assez naturellement à s’installer ici au bord de la Charles Rivers.
Modularité et networking, facteurs clés du succès du CIC
Le principe du CIC est la souplesse de location car il n’y a pas de système de bail qui engage les sociétés sur plusieurs mois. Vous pouvez louer un espace pour 1 ou 2 personnes puis ensuite augmenter les surfaces utilisées . Google a compté jusqu’à 200 salariés dans l’immeuble. Il faut dire qu’ils étaient venus à Cambridge pour acheter une société créatrice d’un produit qui se nomme … Androïd. Mais Adobe, Amazon ont aussi utilisé ces espaces. Si vous souhaitez quitter l’endroit, vous pouvez le faire simplement à chaque fin de mois.
Il faut reconnaître que le service est poussé à son maximum. il y a des coach qui sont là  (on est aux USA, je vous le rappelle, donc il y a des coach pour tout 😉 pour s’assurer que tout fonctionne parfaitement et que la seule chose que le locataire ai à faire est de venir avec son ordinateur et à le brancher.
Les locaux sont loués par des start-up principalement, mais aussi par des avocats, des experts-comptables et bien sur au pays de l’Oncle Sam par des VC (Venture Capitalist). Les plus importants qui avaient eu tendance à s’éloigner du centre ville sont revenus, et les 2 plus gros occupent des bureaux au CIC. Il n’y a pas de secteurs interdits. Dougan Sherwood m’explique que la direction s’engage à recevoir tous les candidats à la location. Ils ne prennent pas position par rapport aux idées de leurs clients, mais souhaitent rencontrer des gens en qui ils peuvent avoir confiance et en qui ils croient. Dans ce monde de l’argent un peu fou , le mot « trust/confiance » reviens très souvent. Financièrement les tarifs se situent plutôt dans la partie haute du marché, mais l’environnement interne de cet immeuble est particulièrement séduisant.

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Ne l’appelez pas cafétéria, mais Venture Café
c’est l’endroit de networking par excellence. Le Venture Café offre tout ce qu’il faut pour recevoir confortablement occupants de l’immeuble et visiteurs.
venture cafe
Dans l’esprit très consumériste que peut prendre ce pays, on y trouve de nombreux produits bio, un système de tri des déchets, de multiples boissons gazeuses, un large choix de céréales, un beau frigo tout en alu, gros comme un camion, et le programme des festivités.
C’est en effet dans cet espace, ou les Ventures Leaders on fait une de leurs séances de networking, que  des événements réguliers sont organisés tous les jeudis. Il est possible de prendre des rendez-vous avec divers mentors, coach et spécialistes, et participer à des tables rondes organisées par la Young Entrepreneurs Initiative, qui propose d’organiser des voyages d’affaires pour les start-up américaines ……en France, avec accès  au réseau français d’incubateurs, de mentors et d’investisseurs. Bienvenue au pays des « pigeons » 😉
cambridge innovation center
Les Suisses sont passés au CIC
ils ont laissé une trace sur le mur de Lego présent dans un des espaces relationnels du Venture Café. C’est aussi un aspect de cet endroit qui associe étroitement éléments de détente et espace de travail. On découvre aussi en se promenant dans les couloirs, que l’esprit d’entrepreneuriat est si fort qu’il envahit les parois et les portes en verre. Il n’est pas rare qu’en entrant dans un bureau occupé par une start-up, un business plan est dessiné au feutre sur la porte en verre du bureau 😉
cambridge innovation center
Boston

Comment développer la proposition de valeur de sa start-up

C’est au coeur du CIC (Cambridge Innovation Center, j’ y reviendrais) que c’est déroulé une importante étape du programme des Venture Leaders.
venture leaders, boston, CIC
Dans ce grand bloc de couleur beige au centre de la partie rénovée de Cambridge, et au bord du campus du MIT, fut organisée cette nouvelle session de présentation des start-up suisses à des experts, mentors et VC.  Organisé par groupe les start-up  se sont dispersées parmi les salles de conférences toutes équipées pour soumettre à tour de rôle leurs projets. Chaque groupe rassemble 4 à 5 start-up mais également ces experts et ces mentors, dirigeants ou  cadres sup en activité. Ce sont des actifs, connus par le Swissnex Boston, qui appartiennent aux secteurs de la biotech, du IT ou sont Venture Capitalist.
Ils en ressort que ces réunions organisées en 2 phases, d’abord une présentation (les fameux pitch ;), puis des séances de travail d’analyses plus approfondies avec les experts, ont porté leurs fruits. Questions précises, analyse technique poussée, on sent que ces experts réagissent sur ce type de problématique car ils les rencontrent de manière fréquente.
La proposition de valeur, comment la concrétiser ?
Cela passe par un examen détaillé des capacités techniques du produit/service, avec de nombreuses questions (les intervenants et mentors connaissent bien les différents secteurs d’activités de la plupart de ces start-up), et les réflexions qu’ils proposent aux Venture Leaders sont centrées sur la génération de valeur, aspect valable pour tout lancement d’entreprise quel que soit le secteur.
Pourquoi va t’on mettre de l’argent sur ce produit/service plutôt qu’un autre, quelle est la prochaine étape (voir le post sur le leadership), quels sont les points précis des prochains développements, quels sont les risques pour les investisseurs, comment se protéger des autres  compétiteurs, comment lever des fonds….

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Les slides des projets défilent avec les phases clés, qui entraînent réaction et réflexion; profit and loss, key partnership, key activities, value proposition, customer relationship, customer segment.
On retrouve parmi les recommandations des mentors et des VC les grands principes marketing adaptés au marché US :

  • Specify the USP
  • Presentation of the US business model
  • Present the key element of your US Project
  • Be specific, show strategic clarity
  • If possible, have different models for different segment

Autant de questions et de conseils qui ont fusés aux cours de ces séances, et qui accélèrent l’évolution des projets portés par les Venture Leadersvers un stade de maturité avancée.

Tout ceci est complété par un coffe break et un moment de networking qui a permis d’approfondir les sujets, de discuter en tête à tête au coeur du Venture Café, afin d’échanger les cartes de visites et prendre rendez vous pour le futur.

venture leaders, boston, CIC

Le tout organisé de main de maître par le Swissnex Boston, car quand un suisse monte sur la table pour couvrir le bruit des deals en fureur, on l’écoute 😉

venture leaders , boston, CIC

Boston

A la recherche du leadership

Les Venture Leaders ont pris place dans la « pit room » du Swissnex Boston, pour écouter Jerry Schaufeld, professeur en « entrepreneurship » à la WPI (Worcester Polytechnique Institute). L’audience est assez silencieuse, car le bonhomme a un sacré parcours. Il a passé la plus grande partie de sa vie professionnelle dans l’univers des venture capitalist.
pit-room boston 2013
Après avoir crée et vendu une entreprise (Phoenix Controls), il a été et reste au board de plusieurs sociétés de Business Angel, fut le premier président du MIT Enterprise Forum, sans compter toutes ses autres activités qui rempliraient un rayonnage entier de la Baker Librairy au Bloomberg Center sur le campus d’Harvard.
jerry-schaufeldCe qui est intéressant dans le discours de Jerry Schaufeld , c’est qu’il travaille également  en Suisse, et qu’il est bien placé pour expliquer les différences de mentalité. Si dans ce petit pays à la culture protestante, on ne parle pas si naturellement de l’argent, contrairement aux USA, c’est surtout comme l’explique le professeur, que créer une entreprise pour la revendre ensuite n’est pas dans la culture Suisse. Pas plus d’ailleurs que dans la culture européenne hors du monde anglo-saxon.
Les investisseurs misent sur une personnalité
Le focus de ce début de stage est mis largement sur la manière de faire un deal, de trouver de l’argent et des partenaires financiers. Aux Etats Unis c’est normal. Et les partenaires vont être intéressé par la start-up, pas forcément parce que le produit est génial mais parce qu’ils ont confiance dans l’exécution du plan qui leur est proposé, qui leur permettra de faire de l’argent quelque soit la qualité du produit.
Et pour cela il faut que la personne qui lance sa start-up ait du leadership. Il faut qu’elle soit capable aux yeux de Jerry Schaufeld, de motiver les autres personnes qui travaillent avec elle, d’avoir une vision claire et prospective de son business, d’anticiper constamment sur les prochaines évolutions de son marché.
Maintenant est ce que le leadership s’acquiert ? La question reste posée. Le débat n’a pas permis de définir une conclusion ferme. Certes on peut acquérir des compétences en leadership (il n’ y a qu’a voir tous les livres publiés par de soi-disant gourou), mais cela reste quand même une question d’individu.
Jerry Schaufeld a pris soin en cette fin de journée consacrée à la manière de faire du business au Etats Unis d’expliquer que la Suisse a les atouts pour développer son propre modèle, notamment dans les domaines des biotech et des cleantech.
Tout ceci c’est terminé par une grande séance de networking ou les mentors et experts qui accompagneront les start-up suisses tout au long de ce séjour ont pu commencer leurs échanges.
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Start-up : la théorie de la souris et de l’éléphant

Les Venture Leaders ont attaqué d’emblée ce stage. Le lendemain de leur arrivée, après avoir dégusté un authentique hamburger pour avoir en bouche le bon gout de l’Amérique, ils ont entamé leur session de training avec les professeurs émérites du Babson College ( qui est premier au classement dans la catégorie « Entrepreneurship » par l’U.S.News & World Report 2013 “America’s Best Colleges » for the 16th consecutive time). Une autre manière d’avoir en bouche le bon gout de l’Amérique.
Passé l’étape du hamburger, la philosophie business et le discours sont clairs. Les objectifs avoués. Tout tourne autour du $. Matin et après midi les 2 professeurs émérites Les Charm et Ed Marram vont faire leur numéro de duettiste avec une parfaite maîtrise. Avec leurs expériences d’homme d’affaires, ils peuvent émailler leurs interventions d’anecdotes et de faits tirés de leurs propres expériences d’entrepreneurs, incluant création et revente d’entreprise. Plutôt bien d’ailleurs. Ensuite ils sont devenus professeurs en entrepreneurship et VC ou mentor pour aider les start-up à trouver le bon deal.

Donne et reçoit
Les Charm se déplace très bien dans la salle du Swissnex Boston. c’est un animateur chevronné, qui a le sens de l’humour, fait participer les gens et est direct dans ces propos. Le deal, qui est le sujet du jour, nécessite une vraie stratégie, et doit couvrir tous les points, même ceux auxquels on ne souhaite pas penser lorsque l’on est un jeune créateur enthousiaste. Qui prend les décisions, que faire en cas de rupture, en cas du départ d’un confondateur, voire même en cas de décès de celui-ci (cela est hélas un cas réel avec une start-up suisse).  Il faut penser en permanence à ce que l’on peut apporter et à ce que l’on peut recevoir.

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Dans un bon deal, la souris doit danser avec l’éléphant sans se faire écraser
Un des exercices consiste à réfléchir comment une start-up (bien sur, elles a l’habit de la souris) va pouvoir passer un deal avec une société bien installée ( qui porte le costume de l’éléphant)sans se faire piétiner (ce qui peut prendre dans ce pays un aspect juridique assez douloureux).
Tout le monde a travaillé en groupe sur cette thématique durant un après midi aussi intense que le matin. Les petits groupes se sont formés et chacun a présenté les résultats de sa stratégie.
Slide, paperboard, vidéo ont animés les présentations des différents groupes basés sur les cas réels des start-up présentes lors de ce voyage. Les vidéos montraient notamment des scènes souvent peu visibles. De sont des séances de délibérations de groupes d’investisseurs, pour bien comprendre leurs attentes.  Parmi  les recommandations énoncées par Les Charm,  on note celle qui consiste à se poser rapidement la question de ce que peut apporter une alliance stratégique aux partenaires du deal et non pas seulement qu’est ce que mon partenaire peut faire pour moi.

Boston-2013- venture leaders

Suissitude

Start-up : les conseils d’un guide confirmé

Fin avril, j’ai assisté aux présentations des Venture Leaders, les 20 start-up qui sont sélectionnées pour ce voyage initiatique à Boston et que j’ai le plaisir de pouvoir accompagner.
Au cours de cette journée riche en informations, nous avons eu le plaisir d’entendre une des start-up suisses qui a le vent en poupe et le portefeuille bien gonflé : Get Your Guide.

get your guide, johannes reck
Johannes Reck, CEO et co-founder a exprimé avec beaucoup de simplicité et d’humilité le parcours de sa start-up. Il a tiré de son expérience réussie quelques règles qui peuvent servir de roadmap pour toutes personnes lancées dans cette quête de réussite. Elles sont matérialisées par les 7 points suivants ainsi que le schéma qu’il a bien voulu partager avec l’audience.
Je les restitue en anglais afin d’être au plus proche de ses propos (et en Suisse l’anglais est presque une langue maternelle)
1/ don’t chase the money, chase the dream
2/ you always win in a team. You never win alone
3/ focus on culture from day one
4/ serve jours customers and they will become your strongest advocates
5/ never underestimated network effect
6/ there is no silver bullet
7/ life is great. Live jour dream

Certes on pourra retorquer que certains semblent sortir directement d’un livre de marketing, mais quand on écoute Johannes Reck, quand on décripte sa maturité de jeune dirigeant, on y croit. On comprend aussi les moments de doutes et les efforts à faire pour faire évoluer son idée. Il relate que son business model a mis 2 à 3 ans avant de trouver sa voie. On aime aussi quand il précise ses pensées, et indique qu’un CEO doit savoir vendre son produit à ses clients (c’est cela la réalité; être face au client), que sur les réseaux on ne maitrise pas le temps et qu’un jour, un contact d’un contact peut vous ouvrir une porte, voir plusieurs. Enfin pour lui, le succès est plutôt une combinaison de faits, plutôt que la conséquence d’un seul fut-il important (c’est sa notion de silver bullet)
Voici le schéma qu’il a souhaité partager avec l’audience sur les facteurs clés de succès du lancement d’une start-up.

facteur clé succès start-up

Get Your Guide a levé en janvier 2013, 14 millions de $ provenant de Spark Capital et Highland Capital Partners Europe. Elle fait partie des start-up présentes dans ce blog en 2010 et 2012. Get Your Guide propose entre autres 59 activités à … Boston 😉

Suissitude

Venture Leaders à Boston, c’est maintenant !

Tout est prêt sauf le temps qui a pris ici aussi les couleurs de l’automne. Boston est une ville accueillante néanmoins et pas trop dépaysante pour un européen. C’est le commandant de bords du Boeing qui l’a dit. Après s’être extirpé d’Europe juste avant une grève des contrôleurs aériens, il faut avoir le bon dieu avec soi quelquefois, j’ai laissé toutes mes données possibles à l’administration US.

Boston 2013 - Venture leaders
Déjà au départ l’aléatoire à voulu que je sois désigné pour une palpation intégrable. J’avoue que vu le parcours des mains du gendarme palpeur, je ne sais pas ou j’aurais pu caché quelque chose. Si peut être dans des orifices. Mais la bienséance m’empêche de les décrire. A l’arrivée la fonctionnaire de la douane sérieusement revêche, m’a demandé avec un mouvement de recul de repousser mon smarphone posé sur le comptoir comme si j’allait activer une bombe. Puis elle  m’a posé plein de questions et même quel était mon job. La réponse lui a fait ni chaud ni froid.

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Le programme des festivités démarre dès mardi.

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Start-up challenge. Swisscom s’y met aussi

On pourrait presque dire… encore un ! Encore un challenge pour start-up Suisses. Oui mais finalement pourquoi pas. C’est une opportunité de plus pour celles qui s’inscrivent, c’est une nouvelle chance pour celles qui n’auraient pas été sélectionnées dans d’autres concours, c’est une motivation à boucler son projet pour celles qui ne se sentaient pas prêtes, c’est l’occasion simple de tester une idée et un projet et de rencontrer des gens. C’est aussi une occasion d’aller montrer à l’étranger le dynamisme de la recherche ( sous toutes ses formes) helvétique.
Swisscom start-up challengeSwisscom propose donc son Start-up Challenge et le dote de 10 milions de francs suisses pour aider au démarrage des jeunes entreprises actives dans les technologies de l’information et de la communication, les médias et les clean techs.
Inscrivez vous avant le 15 juillet !
Vous ferez peut être partie des cinq startup lauréate «StartUp Challenge» de Swisscom et invitées à un voyage d’affaires d’une semaine dans la Silicon Valley, qu’on ne présente plus. Durant ce séjour, vous aurez droit à un programme sur mesure et vous rencontrerez des spécialistes de vos secteurs respectifs, avec comme objectif de développer votre modèle commercial. L’organisation est confiée à la succursale de Swisscom à Palo Alto, en collaboration avec Venturelab, le programme de formation national dédié aux start-up. Le voyage est prévu du 13 au 21 octobre 2013.
Les étudiants de la BCV y seront eux en septembre 2013. L’automne va être aux couleurs de la Suisse du coté de la Silicon Valley 😉
Plus d’infos chez d’AlpICT.
Pour vous inscrire au Swisscom Start-up Challenge c’est par là !

Suissitude

Project Rewalk : redonner de la vie à un membre paralysé.

A l’ambassade de Suisse, Monsieur l’Ambassadeur accueillait le Professeur Courtine qui venait présenter son aventure, car s’en est une, dans la recherche associée aux neurosciences, le 30 mai 2013.
Le projet Rewalk a comme objectif de redonner de la mobilité à des personnes qui blessées ont subit des lésions à la moelle épinière entraînant un paralysie des membres ou une tétraplégie.
il faut reconnaître que la démonstration fut brillante. Car loin d’une image d’un professeur à l’allure un peu chenue, blouse blanche, et rat de laboratoire, on a eu droit à une explication dans un langage franco-anglais, enlevé, ponctué d’humour, qui nous a fait vivre la recherche comme une vraie aventure entrepreneuriale. Le tout présenté donc, par Grégoire Courtine, jeune,enthousiaste, professeur associé à l’EPFL qui raconte avec beaucoup d’humilité un parcours à la trajectoire de comète.

Professeur Courtine. neuroscience
La recherche, oui, mais avec des résultats
La longue marche du Professeur Courtine dans sa réflexion s’est appuyée sur son travail, mais aussi sur les rencontres importantes qu’il a faites tout au long de ses études et de son parcours de Doctorant. Devant le problème des membres paralysés, sa recherche est partie d’une volonté de changer le paradigme connu. Les membres bougent car le cerveau leurs envoient des instructions. En cas de lésions sévères, plus aucune instruction n’est envoyée et le patient est paralysé.
Alors y a t’il un moyen d’envoyer à la moelle épinière des informations que le cerveau ne peut plus transmettre ?
Le professeur Grégoire Courtine apporte la réponse. OUI. La vidéo du projet Rewalk explique comment on peut comprendre aujourd’hui que la moelle épinière peut prendre « conscience » de son environnement, même déconnectée du cerveau, et ceci avec l’aide de stimulis électriques et d’un cocktail pharmacologique.

Grégoire Courtine. Neuroscience
Les tests fait sur les rats se sont avérés concluants. La vidéo en atteste. Les tests fait sur les singes sont en cours (on teste les cocktails pharmaceutiques, afin de détecter une éventuelle toxicité), et les premiers essais fait sur l’homme (avec un dispositif incomplet car sans le cocktail pharmaceutique) permettent à l’humain de pouvoir récupérer une mobilité fonctionnelle après de l’entrainement et bouger ses membres paralysés. Au fur et à mesure du traitement les lésions en partie déchirées se reconstituent.
Bien sûr, il n’est pas question à court terme de redonner une totale indépendance à la personne blessée. Mais celle ci pourrait retrouver une autonomie sans fauteuil dans sa maison et n’utiliser celui-ci uniquement pour sortir. Cela permet de soigner en parallèle d’autres pathologies liées à un mode de vie immobile, et redonner espoir et envie de lutter à la personne handicapée. Ce qui est un facteur très important pour son évolution.

La Suisse. Berceau d’une recherche multiculturelle
Le professeur Grégoire Courtine est à l’EPFL Lausanne. Son parcours l’a amené là après une enfance en Bourgogne (il est français d’origine, et plutôt citoyen du monde aujourd’hui), des études à Marseille, à Milan, un long passage en laboratoire à Los Angeles, puis à Zurich, et enfin un dernier saut de puce à Lausanne.
L’Amérique lui a fait comprendre comment avancer. « Tu as un rève Grégoire ? tu as une réflexion ? mon laboratoire est à toi, teste et avance ! » C’est l’opportunité que lui a donnée le laboratoire UCLA de Los angeles ou il a pu passer plusieurs années.
La Suisse l’a accueillit et lui a fournit des ressources qui n’existent pas ailleurs. Son équipe multiculturelle est composée de 50 personnes aujourd’hui , car ses recherches nécessitent d’investiguer de nombreuses spécialités complémentaires et la recherche transdisciplinaire reste encore compliquée à gérer, même en Suisse.
Vous voulez avoir la preuve que loin des mandarins de médecine au profil hautain et compassé, on peut avoir des professeurs en neuroscience modernes, dynamiques, au cortex agile, polyglottes, véritables manager de projets et capable de fédérer une équipe, alors écoutez Grégoire Courtine lors de son intervention au TED. Ce sont les conférences ou les gens qui vont changer le monde sont invités. Et remettre debout un homme, s’est changer le monde.


Trouver des extra-terrestre aussi certainement. C’était le premier rêve d’enfant de Grégoire Courtine. Mais pour le bien de l’humanité, on peut préférer qu’il se soit concentré sur le projet Rewalk, plutôt que sur une éventuelle rencontre du troisième type.  Le projet Rewalk a aussi sa page Facebook.

La présentation était organisée par les Alumni de l’EPFL, et a pu compter sur le chaleureux accueil de Mr Jean-Jacques de Dardel, Ambassadeur de Suisse. Quand on voit la qualité des sujets présentés comme ce soir, on souhaite que ces événements aient lieu plus souvent qu’une fois par an.

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Start-up suisses

Si ce n’est pas culte, ce n’est pas dans Cultcut

start-up suisseCultcut est un site amusant, fruit d’une réflexion franco-suisse. Fondée par Charles Haarman qui travaille à Paris mais a suivi ses études à Genève cette start-up propose une plateforme rassemblant les scènes et phrases cultes du cinéma. Le principe est simple, facilement compréhensible et offre une idée originale dans le domaine du buzz spécialisé dans le cinéma et des réseau sociaux.

Culcut , les moments forts du cinémaUne phrase culte cela se partage. La plateforme Cultcut permet de retrouver les meilleurs répliques que vous avec vues et entendues au cinéma puis de l’envoyer à un ami ou de la diffuser sur les réseaux sociaux. Cultcut met à votre disposition des filtres qui vous permettent de rechercher les « cuts » par thème ou par humeur, mais aussi classé par  nom d’acteur, titre de film et attitudes : enthousiasme, énervé, amoureux, hystérique .Vous êtes amoureux, en colère ? Vous souhaitez inviter un ami au restaurant ou féliciter votre collègue ? Sélectionnez la catégorie qui convient et vous trouverez des centaines de « cuts » pour exprimer votre état d’esprit!

Cultcut . les moments forts du cinéma
Cela nécessite un gros boulot de métadonnées fait par le fondateur, aidé en cela par le crowdfunding. En effet, chacun et donc vous, pouvez en étant inscrit sur le site, choisir des bouts de films disponible sur Youtube et les importer dans la plateforme. Il vous suffit ensuite avec le « cultcutter » de sélectionner la séquence de 14 secondes que vous voulez ajouter. Plus de 1000 extraits sont ajoutés ainsi par mois.

14″ de rires, de tendresse et d’émotions
Le monde des média et de la télé est colonisé par les programmes cours, ce qu’on appelle des « pastilles ». Ces petits programmes courts, se glissent avant et après les émissions. Cultcut est un peu dans le même veine. La start-up permet de choisir ces séquences courtes ,14 » donc, composées de phrases et de répliques cultes qui viennent  ponctuer les moments importants d’une journée, un événement, une idée ou faire passer un message. Le site est gratuit pour les particuliers. Le business est basé sur une démarche en BtoB avec l’industrie du cinéma et des médias qui y trouvent une communauté de fans de films et un moyen de promotion innovant et astucieux.

L’application Culcut est disponible pour smartphone.
Avec l’application Cultcut vous retrouver vos « cuts » et vos favoris à tout moment. Lorsque vous jouez un cut, vous accédez directement à toutes les fonctionnalités comme sur le site internet. Vous pouvez donner votre avis, ajouter un cut à vos favoris, obtenir des informations sur le film, sur l’acteur et trouver des cuts similaires (par film, acteur, humeur ou thème).

Cultcut. Les moments forts du cinéma

Vous pouvez raconter des histoires et découvrir comme le con est un personnage connu dans la culture française:

Culcut. les moments forts du cinémahttp://www.cultcut.com/cuts/les-cons-ca-ose-tout/

http://www.cultcut.com/cuts/quand-on-mettra-les-cons-sur-orbite/

http://www.cultcut.com/cuts/la-connerie/

cultcut. les moments forts du cinémaJean Dujardin aussi. Mais le lien n’est pas forcément à faire 😉

http://www.cultcut.com/cuts/jaime-me-beurrer-la-biscotte-2/

et cela le demanderiez vous à votre boss ?

http://www.cultcut.com/cuts/travailler-cest-quoi/

cultcut. Les moments forts du cinémaOn peut partager un verre à l’apéro avec un doigt d’humour

http://www.cultcut.com/cuts/un-whisky-dabord/

cultcut. les moments forts du cinémaCelle-la fonctionne pour toutes les générations

http://www.cultcut.com/cuts/tas-de-beaux-yeux/

cultcut. les moments forts du cinémaEt maintenant vous allez utiliser aussi ce site ?

http://www.cultcut.com/movies/les-visiteurs/#!/rating/6/cuts/okay/