Proton Mail - secure email
Start-up suisse

La startup genevoise ProtonMail, reçoit des fonds de l’Europe pour développer ses technologies consacrée à la cybersécurité.

Les anglais en sont toujours à se demander s’il doivent sortir ou rester dans l’Europe. Ils balancent sans discontinuer entre la Chambre des Lords et Bruxelles avec un état d’esprit aussi peu rigide qu’un Jelly pudding, espérant une nouvelle date pour un accord inespéré à ce jour. Face à ce « So British » dilemne, l’Europe pourrait montrer qu’elle a l’esprit plus large que ce qu’on imagine. Un peu comme pour les questions de cybersécurité par exemple. Ce sujet doit être un vrai sujet de réflexion quand on voit que les pays, rassemblés sous la bannière à 27 étoiles, dépendent pour une grande part de leurs ressources technologiques de fournisseurs américains (GAFAM) ou chinois (Huawei).

L’Union Européenne accorde 2 millions d’Euros à la start-up suisse Proton Technologies spécialiste en cyber sécurité

Il ne vous a pas échappé que la Suisse ne fait pas partie de la Communauté Economique Européenne. Mais bien qu’elle soit en dehors de l’UE, la Confédération Helvétique est éligible au financement d’Horizon 2020 en raison d’accords bilatéraux entre elle et Bruxelles. Quand il s’agit de sécurité et plus encore de cybersécurité, alors il faut envisager de favoriser le développement de technologies issues du continent européen. Sur ce sujet, on voit avec plaisir des associations nouvelles, comme celle unissant l’EPFL et l’ETH Zurich qui ont décidé de monter un master commun pour former les futurs expert.e.s.
Grâce à ces accords précités, Proton Technologies dont on connait plus particulièrement Proton Mail, peut ainsi communiquer : « Nous sommes heureux d’annoncer que la Commission européenne a alloué 2 millions d’euros à Proton Technologies AG, société mère de ProtonMail et de ProtonVPN, pour développer une suite de services cryptés.
Proton Technologies a toujours été engagé dans la recherche, héritage de notre passé scientifique. Qu’il s’agisse de concevoir des bibliothèques cryptographiques à source ouverte, de moderniser des normes existantes ou de développer de nouvelles normes, la recherche et le développement ont toujours représenté une grande partie de nos dépenses. Nous sommes heureux d’annoncer que le programme Horizon 2020 de la Commission européenne, qui a distribué près de 80 milliards d’euros en Europe pour encourager la recherche scientifique et l’innovation technologique, a reconnu nos contributions à l’économie européenne et nous accordera 2 millions d’euros pour poursuivre notre mission. »
On vient de fêter en ce mois de mars 2019, le 12 exactement, les 30 ans du web. La Suisse en a profité pour rappeler que c’est dans les locaux du CERN que Tim Berners-Lee a inventé ce que l’on nomme le web. C’est dans ces mêmes lieux que les scientifiques fondateurs de Proton Mail se sont rencontrés venant du CERN, mais aussi du MIT de Boston. La mission de la start-up genevoise est de garantir la confidentialité en ligne. Un sujet qui résonne avec force chez les gens du monde entier actuellement. Le service de messagerie innovant de ProtonMail se distingue des autres fournisseurs par sa simplicité d’utilisation qui permet à tous, qu’il soit averti des technologies ou non, de bénéficier du cryptage de messagerie. L’intérêt d’un message crypté vient de ce qu’il ne permet pas d’être lu par d’autres personnes que l’expéditeur ou le destinataire. Cela met à mal les techniques publicitaires qui vous adressent des publicités, personnalisées suite à l’examen de votre contenu. Ce sujet a interpellé récemment le camarade Poutine et ses amis qui ont en février 2019, tenté d’empêcher les citoyens russes d’envoyer des messages à ProtonMail, en ordonnant à deux des plus importants fournisseurs de services Internet de Russie, MTS et Rostelecom, de bloquer le trafic en provenance de Russie vers les serveurs de messagerie de ProtonMail. Une messagerie que personne ne peut lire peut inquiéter, mais c’est un choix démocratique à défendre quand on parle de données personnelles.

La somme perçue de l’Europe sera « principalement consacrée à la construction de technologies pour ProtonDrive[…] » nous apprend l’entreprise sur son blog. Proton Mail n’est qu’une des premières briques de la start-up pour proposer une navigation plus sure et personnelle. Comme l’indique un des co-fondateur Andy Yen «Les outils de vol de données deviennent de plus en plus sophistiqués, la protection des données requiert donc une innovation constante pour réussir sur le long terme». En terme de budget, il faut aussi une augmentation constante et cet apport, sans doute insuffisant, est déjà une bonne nouvelle.

Proton Mail - secure email - cybersécurité

Cette démarche pro-active de l’Europe lui donne un peu plus sa raison d’être. Alors que les différents pays ne peuvent s’accorder à taxer les GAFAM d’une même voix, que Mounir Majoubi (Secrétaire d’Etat) et Cedric Villani ( Député LREM),  futurs candidats à la Mairie de Paris ? prônent des solutions françaises voire européennes dans les domaines du numérique, « Il y a une façon de faire de l’intelligence artificielle à la française et à l’européenne » dans les Echos, l’Europe fait un petit pas en accordant des fonds en fonction des promesses de cette technologie dédiée à l’univers de la cybersécurité quel que soit le pays.

Proton Mail - secure email - cybersécurité

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