Start-up suisse

Foodetective, la nouvelle solution de pilotage pour optimiser la gestion de la restauration

Tout est parti d’une rue de Lausanne. Un food truck installé à l’angle d’une avenue et d’un square pas trop loin de St François et avec un horizon qui déjà montrait la vision l’internationale du projet… les alpes françaises. Il fallait servir les clients faisant la queue devant le camion, préparer les commandes pour les remettre aux livreurs, encaisser, gérer le planning de présence, répondre au personnes qui demandaient s’il y avait un service traiteur…

Autant de demandes multiples qui, chacune, ont leur propre système de gestion. Cette profusion de systèmes différents, accompagnés à chaque fois par un terminal/tablette/device qui lui correspond transforme rapidement l’idée de multicanal en réel enfer. Cette accumulation est bien sûr une source de perte de temps et d’argent. Le restaurateur est comme un batteur d’un groupe de rock, obligé de taper sur toutes les caisses et autres cymbales. Mais en restauration, la batterie n’est vraiment utile qu’en cuisine. Foodetective est né de ce besoin et de cette diversité envahissante mal maîtrisée pour proposer Sherlock.

Foodetective : le dashboard qui centralise la gestion des points de restauration

La start-up suisse a bien sûr analysé le marché, effectué de nombreux focus group, rencontré des points de restauration différents. Ils ont recensé en Europe et au US pas moins de 203 solutions digitales offertes aux points de restauration pour qu’ils puissent gérer les services nécessaire à leurs bonnes marches.
Pour changer cet état de fait, la solution s’appelle Sherlock. C’est une plateforme qui permet au restaurateur de gérer grâce à un seul écran toutes les différentes applications qu’il est susceptible d’utiliser. Sherlock proposé par Foodetective est un dashboard qui intègre les API recensées. Le travail a nécessité une grosse prestation d’UX design et un tout autant énorme travail d’intégration, pour que l’entreprise (la solution ne cible pas les points de vente isolés) puisse paramétrer son dashboard personnalisé rapidement. L’entreprise choisit dans une liste les API qu’elle utilise, les active en 1 clic, et les réunit sur un seul écran pour faire de son restaurant un point de vente performant. Le paramétrage d’un compte avec ses apis se fait aujourd’hui en quelques jours, mais l’équipe technique travaille pour que l’activation se fasse en 2 heures.

Foodetective: Utile comme un certain couteau suisse !

L’image peut bien sur faire sourire. Sherlock de Foodetective a été lancé en Suisse par Andréa Tassistro qui après avoir fait son cursus en Confédération Helvétique est parti à Londres ou il a créé une première entreprise dans le domaine de la restauration, le food truck évoqué au début de ce post, puis cette foodtech Foodetective dont il est sujet aujourd’hui.

« Après un an de recherche et développement, deux ans de codage, des dizaines d’investisseurs, d’incubateurs, d’accélérateurs, d’ateliers, de feedbacks, d’ajustements, de groupes de discussion et de groupes de réflexion et beaucoup trop de résilience, la plateforme Sherlock de Foodetective est désormais en ligne« , a annoncé son CEO Andrea Tassistro, dans différents média dont le quotidien de l’Agefi.

Cette plateforme est donc multi-lames, comme le fameux couteau suisse. Toutes les applications de commandes, de livraison, la gestion du personnel, le paiement, la gestion des réseaux sociaux sont réunis en un seul service. D’autres services pourront venir s’y ajouter dans le futur. Cette centralisation des données apporte un plus considérable dans la gestion de l’entreprise (compréhension des datas) et de la fidélisation de sa clientèle.

De l’EPFL à Station F

La jeune start-up a déjà fait 2 levées de fonds. Elle est composée de 15 personnes dont une partie est en Pologne et l’autre aujourd’hui à Paris. Foodetective a en effet choisi, après avoir bénéficié du soutien d’Innosuisse incluant un voyage dans la Silicon Valley, de postuler à Station F pour trouver une place parmi les 34’000 mètres carrés de la Halle Freyssinet. Elle y est installée depuis janvier 2019. L’expérience est passionnante à ce qu’en raconte Andréa Tassistro rencontré à l’EPFL de Lausanne lors de la Seed Night, puis dans le 13 ème arrondissement. A 3 heures de train de Genève, s’est construit dans ce quartier en reconstruction, un incubateur dont la taille est peu commune et que même certains américains nous envie. Station F, c’est pour les startup, un peu la parabole de la solution Sherlock de Foodetective. Rassembler en un seul endroit, un écosystème dynamique, des rencontres avec des VC, un soutien et des aides constamment orientées pour aider les startups à avancer. Sherlock, Station F, même combat !

Une anecdote qui me semble assez typique de l’endroit. Au moment de sortir et de passer les tourniquets afin de me diriger vers l’extérieur, cela s’est avéré plus compliqué que prévu. Une jeune personne qui entrait à ce moment à la Station F et qui n’était pas une hôtesse d’accueil, s’est dirigée vers moi spontanément, pour savoir si j’avais besoin d’aide. Après lui avoir évoqué mon ambition, sortir du bâtiment, elle m’a expliqué la marche à suivre et tout s’est bien déroulé. Mais en partant, elle a ajouté, « n’hésitez pas à poser des questions au desk si vous avez un autre souci« . L’esprit de cet endroit se qualifie aussi par cela, faire avancer les personnes en leur apportant des réponses quels que soit leurs problèmes, petits ou grands, inciter les personnes à être curieuses, à poser des questions autour d’eux. Vu l’univers dans lequel ils se trouvent, il y aura forcément une personne qui aura une réponse.

L’endroit semble donc idéal pour préparer une 3ème levée de fonds afin de passer à l’étape supérieure. Foodetective prépare des Pocs pour une cible qui se compose plutôt de chaîne de taille petite ou moyenne taille ou d’entrepreneurs qui ont développé plusieurs concepts de restauration. Foodetective est une des premières startups suisses à venir goûter aux saveurs du programme Station F (Biowatch y était passée également il y a 1 an). Quand on parle food tech, il faut bien reconnaître que la France n’est pas une mauvaise destination.

Pour voir de plus près la solution Sherlock de Foodetective, n’hésitez à passer au Pavillon Suisse lors de Viva Tech, ils seront présents, ou de les contacter par l’intermédiaire de leur site.

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